Chaque année, au mois de juin, l’Organisation des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), publie un rapport, le World Drug Report, qui dresse un état des lieux de la production et la consommation des substances illicites dans le monde. En 2018, comme en 2017, le bilan est sans appel: au vu des données publiées, jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, le marché des drogues ne s’est aussi bien porté et aucune partie du monde n’échappe à l’essor des trafics.
Le chemsex recouvre l’ensemble des pratiques relativement nouvelles apparues chez certains hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), mêlant sexe, le plus souvent en groupe, et la consommation de produits psychoactifs de synthèse. De ces pratiques découlent parfois de nouvelles addictions, qui questionnent et déroutent usagers, soignants et associations.
Cette dernière livraison de Swaps surfe sur l’actualité en offrant à nos lecteurs deux dossiers pour le prix d’un : un dossier « chemsexChemsex Le chemsex recouvre l’ensemble des pratiques relativement nouvelles apparues chez certains [Lire la suite…]
À Londres, le chemsex est devenu un terme du langage courant. Dans les services VIH, des consultations pour les adeptes du chemsex tentent de pallier les risques. Démonstration par l’exemple.
Le «sexe chimique» s’inscrit dans une longue histoire où les fantasmes et les jugements moralistes l’ont souvent disputé à la description objective de pratiques sexuelles où la drogue peut effectivement avoir une fonction aphrodisiaque. Une brève histoire des relations entre usage de drogue et sexualité à l’époque contemporaine.