Cohorte VISCONTI : 14 patients contrôlent leur infection VIH plus de sept ans après l’arrêt de leur traitement

Une nouvelle publication scientifique rapporte les cas de 14 patients adultes contrôlant leur infection VIH plus de sept ans après l’arrêt de leur traitement. Après la description début mars d’un bébé en état de «rémission fonctionnelle», la cohorte ANRS EP 47 « VISCONTI » confirme, sur un nombre plus grand de patients et sur une période plus étendue, le rôle déterminant d’une intervention thérapeutique précoce pour induire un contrôle de l’infection VIH. Ces résultats peuvent avoir d’importantes implications dans la recherche de stratégies qui visent à éradiquer l’infection ou tout au moins à induire un contrôle stable et durable de l’infection sans traitement.

Tous les moyens sont-ils bons pour s’opposer ?

Les gesticulations de la droite qu’elle soit réactionnaire, populaire ou démocratique, sur le mariage pour tous est symptomatique de l’état de désorientation dans laquelle elle se trouve.

Tous les députés y vont de leurs phrases assassines, de leurs pseudo bons mots, de leurs insultes cachées (ou pas) mais en fin de compte peu votent ou sont présents de peur de passer pour ce qu’ils sont : des homophobes sclérosés.

Un nouveau sujet (dans l’actualité) surgit : les salles de shoot, et les mêmes  vieux réacs sortent des arguments branlants (comme eux) qui ne tiennent pas la route et que peu de journalistes (radio ou télé) ont le courage de démonter.

Un peu d’histoire, si vous le voulez bien.

Dès de début de l’épidémie de sida, les usagers de drogue ont été particulièrement touchés. Des régions, comme la PACA, d’où je suis natif avaient des taux frôlant les 50% d’usagers de drogues parmi les malades du sida.

Très vite, à AIDES  en France , mais particulièrement en Provence , nous avons parlé des seringues propres , des kits propres (avant de consacrer le terme de Réduction des Risques), et là immédiatement , nous avons été insultés, malmenés, que ce soit dans des conférences à la faculté de Médecine de Marseille, où on nous accusait de vouloir créer encore plus de « drogués », qu’il y aurait encore plus d’overdoses, que cela ne marcherait pas, ou auprès du grand public, qui bien que souvent très proche du sujet, ne pouvait admettre d’autre voie que celle du TOUT répression et du sevrage bloc ( cher au PATRIARCHE).

25 ans plus tard ….. Qui oserait nous dire que nous nous sommes trompés ? Moins de 2% d’usagers de drogues parmi les nouveaux cas  de contaminations.

La réduction des risques fonctionne.

Comme pour toutes les populations, les usagers de drogues ont besoin d’un vaste arsenal d’outils de prévention, de soutien et d’accompagnement et les salles de shoot en sont un ! pour aller encore plus loin dans l’éradication des risques infectieux liés à l’injection.

Les mêmes ralentisseurs de l’esprit, les mêmes constipants de l’intelligence, les plaques athéromateuses de la politique, ou de la médecine, s’élèvent en bâtissant des montagnes de contre vérités,  en vomissant des litres d’âneries surannées et recyclées.

Pourquoi avoir des instituts de recherche, pourquoi payer des chercheurs,  quand le moindre péquin qui (par hasard la plupart du temps) est devenu député, ou maire, ou  membre de l’académie de médecine ou pharmacie, décrète du haut de son 37 de QI, « ça ne va pas marche », « ça ne va faire qu’augmenter la toxicomanie », alors que toutes les expériences qui ce sont développées démontrent le contraire ?

Il est temps que cela change.

Trop MARRE DES CONS

Débat sur les PrEPs : les vrais termes du débat

[Je suis militant à Act Up-Paris. Ce texte n’engage que moi, même s’il est évidemment inspiré par le travail de l’association. Je suis par ailleurs enseignant à Saint-Denis, en collège. Cette position est importante pour comprendre la colère que j’éprouve vis-à-vis de Aides en matière de prévention, depuis les débats autour de la validation par la FDA du Truvada en préventif]