CROI 2017 — Etudes SWORD 1&2: SWITCH pour DTG/RPV en maintenance, résultats à S48

Les bithérapies en switch ont été étudiées ces dernières années pour minimiser l’exposition cumulative aux médicaments et les effets secondaires à long terme. Le dolutégravir (DTG) avec sa puissance, sa tolérance et sa barrière de résistance et la rilpivirine (RPV) avec sa tolérance et son efficacité en font des partenaires potentiels pour ces stratégies de bithérapie.

Deux études similaires (SWORD-1 et SWORD-2), ouvertes, multicentriques, de phase III, de non infériorité ont évalué l’efficacité et la tolérance d’un switch d’un traitement antirétroviral à 3 ou à 4 molécules pour DTG/RPV une fois par jour pour des patients avec une CV <50 copies/mL, depuis au moins 12 mois et sans antécédent d’échec virologique (prévoir lien avec zoom). Les participants ont été randomisés selon un schéma 1:1 et stratifiés selon le 3ème agent et leur âge à l’inclusion.

1024 patients ont été randomisés et traités soit 513 dans le bras DTG/RPV et 511 dans le bras poursuite du traitement antérieur (CAR). Les caractéristiques à l’inclusion étaient similaires. Le passage à DTG/RPV était non inférieur à la poursuite de CAR à S48 en analyse en ITT de la population globale [95% contre 95%; Différence: -0,4% (IC 95%: -3,1%, 2,3%)]. Les résultats d’efficacité de SWORD-1 et de SWORD- 2 en ITT sont comparables. De faibles taux d’échec virologique ont été rapportés pour les deux études à S48. Un patient sous DTG/RPV a été en échec virologique avec une mutation de résistance aux analogues non nucléosidiques de la transcriptase inverse (K101K/E) mise en évidence. Aucune mutation de résistance aux INI n’a été rapportée.

Plus d’événements indésirables ont été signalés dans le bras DTG/RPV (n=97) versus 9 dans le bras CAR et ont conduit à l’arrêt de traitement respectivement pour 21 et 3 patients. Aucun AE inattendu n’a été identifié pour aucun médicament. Le profil lipidique reste stable au cours du suivi. Par contre, il existe une amélioration des paramètres biologiques osseux sous DTG/RPV.

Le switch pour DTG/RPV, une fois par jour, a démontré une efficacité élevée chez les patients préalablement indétectables, avec une tolérance bonne et sans risque accru d’échec virologique.

Bibliographie

Llibre J Abstract 44LB

Le e-journal de Edimark, en direct de Seattle, pour la CROI 2017, avec Gilles Pialoux, rédacteur en chef de Vih.org. 

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