France — HPV: une couverture vaccinale insuffisante

«La couverture vaccinale des jeunes filles contre les infections à papillomavirus humains (HPV) est insuffisante», conclut un avis relatif à la vaccination contre les infections à papillomavirus humains des jeunes filles âgées de 14 à 23 ans que le Haut Conseil de la Santé Publique vient de mettre en ligne.

«La couverture vaccinale des jeunes filles contre les infections à papillomavirus humains (HPV) est insuffisante», conclut un avis relatif à la vaccination contre les infections à papillomavirus humains des jeunes filles âgées de 14 à 23 ans (PDF, 3,9Mo) que le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) vient de mettre en ligne.

L’analyse au 31 décembre 2009 des données de l’échantillon généraliste des bénéficiaires de l’Assurance maladie montre que seules 23% des jeunes filles ayant eu 15 ans au cours de l’année 2009 ont reçu les trois doses de vaccin HPV (38% en ont reçu une dose). Les jeunes filles ayant eu 17 ans en 2009 sont un peu mieux protégées : 33% ont reçu les trois doses et 47% une dose.

Le Comité technique des vaccinations note que les pays européens ayant obtenu une couverture vaccinale égale ou supérieure à 80%, le Royaume Uni ou le Portugal par exemple, ont mis en place des programmes de vaccination HPV dans les structures de soins publiques ou en milieu scolaire. Le HCSP souhaite que tous les moyens soient mis en œuvre dans le but d’atteindre une couverture vaccinale complète élevée des jeunes filles de 14 ans, et particulièrement «des jeunes filles vivant dans des conditions socio-économiques risquant de ne pas les faire bénéficier des conditions optimales d’un dépistage régulier du cancer du col de l’utérus, même si la vaccination ne saurait en aucun cas remplacer le dépistage». 

Deux vaccins disponibles

Il existe deux vaccins contre les papillomavirus, un vaccin bivalent contre les HPV 16 et 18 (Cervarix®) et un vaccin tétravalent contre les HPV 6, 11, 16 et 18 (Gardasil®). Le HCSP considère que, dans l’état actuel des connaissances, «il n’y a plus lieu de recommander de façon préférentielle l’un ou l’autre vaccin».

En Europe, les génotypes des HPV les plus fréquemment retrouvés à l’origine des cancers invasifs sont les HPV 16 (66%), 18 (7%), 33 (6%), 45 (4%) et 31 (3%). Les deux vaccins ont fait la preuve de leur effet protecteur contre les lésions CIN de grade deux ou plus liées aux génotypes 16 et 18. Ils confèrent en outre une protection croisée avec une efficacité statistiquement significative contre d’autres génotypes oncogènes: les HPV 31, 33 et 45 pour le Cervarix®; le HPV 31 pour le Gardasil®.

Le HCSP rappelle que «ces deux vaccins ne sont pas interchangeables et que toute vaccination initiée avec l’un d’eux doit être menée à son terme avec le même vaccin».

> Avis relatif à la vaccination contre les infections à papillomavirus humains des jeunes filles âgées de 14 à 23 ans (pdf,3,9Mo) / Haut Conseil de la Santé Publique. – 17 décembre 2010. – 15 p.

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