Seulement 13 patientes séropositives enceintes ont reçu en traitement répété 50 mg deux fois par jour de DTG et des prélèvements chez les parturientes ont été effectués aux 2e et 3e trimestres de grossesse, puis, 6 à 12 semaines après l’accouchement, puis chez les nouveaux-nés lorsque leur poids de naissance était > 1 000 g et s’il ne présentaient pas de malformations ‘’sévères’’. Les résultats indiquent une sous exposition de la mère (30 % pour l’AUC et 40 % pour la C24h), la significativité étant par ailleurs difficile à calculer  à cause du très petit nombre de patientes. Toutes ces femmes étaient indétectables, 2 ont développé une pré-éclampsie. Chez les 10 enfants étudiés, 9 n’étaient pas contaminés, 4 présentaient une hypoglycémie et 4 avaient des anomalies congénitales diverses). La demi-vie d’élimination du DTG était plus du double de celle de l’adulte. Alors que l’efficacité en terme de prévention de la transmission de la mère à l’enfant semble se confirmer, la sous exposition de la mère pendant la grossesse et les problèmes de tolérance observés, commandent en l’état actuel de ces données, une prudence certaine et demandent des investigations plus poussées.  

— D’après Mulligan N et al., abstr. 438.

— En collaboration avec le E-journal (Edimark/la lettre de l’infectiologue) avec à la rédaction : jean-Philippe Madiou, Valérie Pourcher-Martinez, Laurence Morand-Joubert et Rodolphe Garaffo.