Connaissez-vous le Crime de Napoléon?1 Grâce au livre éponyme de Claude Ribbe, nous savons aujourd’hui que l’armée française fut employée en 1802 au rétablissement de l’esclavage dans les Antilles en utilisant des moyens d’une brutalité inédite. Fusillades de prisonniers, noyades collectives et mutilations furent systématiquement utilisées comme méthode de coercition contre les réfractaires. La totalité des officiers et sous-officiers noirs ou métis, promus par la Révolution, furent dégradés et chassés de l’armée à l’image du général Dumas, le père du créateur des Trois mousquetaires. Ce crime de Napoléon, bien que dépoussiéré par la science contemporaine, est resté longtemps avalé par les silences aléatoires de l’histoire. Comme il y eut un crime de Napoléon, il existe un crime de Richard Nixon. Ce crime est connu sous le nom de «War on drugs», la guerre contre les drogues, et nous pensons que dans sa genèse, son déroulement, comme dans ses attendus, ce fut une entreprise systématique d’abaissement et de dénigrement de la communauté afro-américaine dans un but spécifiquement raciste.

L’ennemi public no 1

L’ombre de Nixon exhale un parfum sulfureux. Pas seulement à cause des circonstances particulièrement désastreuses de son impeachment, mais aussi par ce que l’on connaît aujourd’hui du personnage grâce à Oliver Stone2, une intelligence hors du commun humiliée par la jeunesse et le charme de Kennedy, une affaire louche de pot de vin qui le met au bord du retrait définitif de la politique avant un retour triomphal en 1969. Nixon c’est également le Vietnam et son lot d’atrocités, mais ce qui est moins connu, c’est le rôle joué dans ce destin shakespearien par la lutte contre les stupéfiants.

Pour comprendre le lien direct entre la guerre à la drogue et la communauté noire, il faut suivre les pas de Denzel Washington, un «American gangster»3 qui nous fait visiter le Harlem des années 1970. Richard Nixon est l’autre héros du film. Sur le site officiel de la production, il est crédité comme acteur «as himself». Ridley Scott, le réalisateur, nous le fait apparaître dans une télé déglinguée au fond d’un bouge fréquenté par les dealers. Il y prononce le discours fondateur du «War on drugs», théoriquement adressé aux membres du congrès, mais ses vrais interlocuteurs sont bien les dealers d’héroïne qui l’écoutent distraitement.

«L’ennemi public no 1 des états-Unis est l’usage de drogues... pour combattre et triompher de cet ennemi, il est nécessaire de s’engager dans une véritable guerre contre l’héroïne».4

«Guerre», le mot est lâché! Ce langage militaire est à décrypter à l’aune du prisme racial américain qui reste jusqu’à aujourd’hui un observatoire privilégié des tensions qui traversent cette société d’immigrants.

Drogue, sexe et races

A la différence de l’alcool, appréciée universellement, les drogues sont souvent associées aux marginaux et aux minorités. Aux états-Unis, elles ont une identité culturelle, ethnique et raciale5. De nombreux travaux ont été consacrés à la prohibition de l’opium, une substance tolérée et appréciée au XIXe siècle, jusque dans le ménage du cowboy Wyatt Earp6, puis progressivement assimilée à un fléau apporté par les travailleurs chinois qui construisent le chemin de fer de l’Ouest. On connaît aussi la Cucaracha, chant de guerre des révolutionnaires mexicains où la marijuana est célébrée par des marcheurs fatigués, mais le chanvre utilisé sous toutes ses formes par les colons anglo-saxons, jusque pendant la guerre de Sécession, est devenu une plante diabolique à cause de sa proximité avec le chicano, le travailleur agricole mexicain. Même phénomène avec la cocaïne, très en vogue dans le milieu des musiciens de jazz noirs des années 1920 qui voit son image se ternir au rythme où elle se «racialise». L’association «naturelle» entre la drogue et les races considérées comme inférieures n’est d’ailleurs pas une exclusivité américaine, c’est plutôt une constante des sociétés bâties sur la discrimination. L’association entre drogue, sexe et races indigènes constitue un cliché de la littérature coloniale. En France, des eurasiennes consolent des officiers de marine esseulés dans les fumeries d’opium. Dans «Razzia sur la chnouf»7, une junkie des années 1950 s’envoie en l’air avec un bataillon de fumeurs de ganja antillais, tous «sous l’empire de la drogue» évidemment.

La racialisation de l’usage des drogues est donc un classique, particulièrement exacerbé aux états-Unis, mais loin d’être unique. Ce qui change avec Richard Nixon, c’est l’instrumentalisation politique de cette proximité: si les drogues sont mauvaises et associées à certaines minorités, on peut utiliser ce préjugé pour réprimer les populations censées vendre ces drogues à nos enfants. Avec cette guerre déclarée devant le congrès à deux reprises, d’abord en 1969, puis en 1971, on assiste à un saut qualitatif remarquable entre le concept traditionnel de prohibition essentiellement défensif et la notion de guerre qui suppose de passer à l’offensive.

La logique de l’offre

Présenter la drogue comme l’ennemi public no 1 du peuple américain à l’époque du communisme n’est pas une simple trouvaille de communiquant, c’est un changement de cap qui s’inscrit dans la saga américaine de l’éternel combat du bien et du mal. La guerre à la drogue fut reprise et amplifiée par tous les successeurs de Nixon, qu’ils soient démocrates ou républicains, elle fut même paroxystique sous Bill Clinton au nom de la lutte contre le crack .

La prohibition classique des produits stupéfiants depuis la conférence de Shanghai en 1909, bien que totalement arbitraire, ne propose pas d’engager une offensive avec des moyens militaires contre des molécules mises à l’index. La notion de guerre suppose l’existence d’un ennemi agissant, un ennemi qui est le fauteur de trouble, celui qui verse le premier sang. Comme personne n’a jamais mis une molécule en prison, ce sont bien les agents passés au service de l’offre de drogue qui sont visés, les dealers, les trafiquants, les pusher. «La drogue» agit selon son propre agenda qui inclut le pervertissement de la jeunesse blanche par des vendeurs de drogues noirs ou bruns. Ce sont donc eux qu’il faut frapper. En effet, au-delà de la satisfaction de mettre des Noirs en prison pour gagner les voix des Blancs pauvres, le but caché, et probablement ultime, est d’en finir une fois pour toute avec ce casse-tête de la demande de drogues qui touche, dans les années 1969-1971, une partie de la jeunesse des campus américains. Il faut abolir toute idée de choix délibéré, toute représentation d’une demande volontaire. N’oublions pas que cette demande persistante fut déjà à l’origine de l’échec de la véritable guerre à l’alcool menée durant la grande prohibition des années 1930. Après tout, l’autre religion américaine, celle du marché, accorde autant de considération au vocabulaire économique qu’aux valeurs bibliques.

Ce mythe de la prépondérance de l’offre sur la demande en matière de substances illicites est toujours opératoire. Il est particulièrement efficace car il permet d’innocenter les consommateurs tout en exerçant contre certains d’entre eux – ceux que l’on a choisi –, une violence qu’il n’est pas obligatoire de motiver formellement. Ce mythe de la prépondérance de l’offre explique aussi la difficulté des intellectuels afro-américains à désigner la guerre à la drogue comme la cause directe de l’incarcération de masse des descendants d’esclaves.

«Tout le problème vient des Noirs»

«L’ancien directeur de campagne de Richard Nixon, H.R. Haldeman, a parlé de cette stratégie dans les termes suivants: «Le truc, c’est d’inventer un système qui mette en évidence un fait reconnu: tout le problème vient des Noirs»8.

Abolir toute référence à la demande de drogue possède le double avantage de stigmatiser ceux qui incarnent l’offre de drogues dans l’imaginaire de la population, tout en culpabilisant leurs défenseurs potentiels, déstabilisés par l’idée de se voir associés à l’ennemi public no 1 de l’Amérique. Dans les milieux progressistes voués à la défense des droits civiques, on a longtemps cru à la thèse classique de la drogue, auxiliaire du grand capital, agent de dissolution des solidarités communautaires. Dans cette vision qui a l’avantage de préserver l’innocence fondamentale des victimes, l’héroïne vendue dans le ghetto était censée être un effet du laxisme volontaire des autorités, afin de venir à bout des organisations radicales type Black Panthers ou Nation of Islam. On a même été jusqu’à écrire que la Central Intelligence Agency (CIA) elle-même avait dû introduire les premiers grammes de poudre blanche, trop heureuse de tuer dans l’œuf toute velléité de révolte. Michelle Alexander, auteure du livre programme sur le sujet, The New Jim Crow9, avoue avoir partagé les mêmes thèses avant de se plonger durablement dans l’étude systématique des archives judiciaires américaines. «Les pauvres n’ont pas de charisme, pas de relais médiatiques, et bien souvent pas d’humour, il n’ont pour eux qu’une chose: les statistiques» nous dit un autre champion de la lutte contre les discriminations10. L’étude des statistiques d’incarcération de la population afro-américaine depuis 1970 a convaincu Michelle Alexander que le point focal n’est pas la consommation d’héroïne ou de crack, mais bien la répression sans précédent qui s’abat sur les populations noires après 1971. Les chiffres sont effrayants: un adulte noir de sexe masculin sur deux habitant la ville de Chicago est, a été, ou ira en prison pour fait de drogues (drug offense), des peines qui sont aggravées par la création d’un statut de sous-citoyen, privé à vie de droits civiques et d’aide au logement. Le livre commence par évoquer l’étrange similitude du statut d’esclave avec celui de paria qui caractérise la vie des anciens condamnés pour fait de drogues dans les familles noires du Sud. L’absence de droit est une continuité historique dans de nombreuses lignées depuis son transport d’Afrique en Amérique, jusqu’aux cellules des prisons d’état. En 2009, il y avait plus de prisonniers noirs et latinos en prison qu’il n’y eut d’esclaves coupant la canne en 1850, enfin, la guerre à la drogue a incarcéré plus de personnes en 40 ans qu’il n’y eut de déportation au goulag! Même si comparaison n’est pas raison, certaines analogies font froid dans le dos.

Soyons durs avec eux!

Cette politique n’est pas une lubie raciste surgie brutalement du cerveau d’un président particulièrement machiavélique. Nous sommes à la fin des années 1960, la décennie des grandes marches pour les droits civiques, un épisode quasi traumatisant pour les «petits Blancs» du Sud qui voient tout l’appareillage ségrégationniste se déliter sous leurs yeux. Une grande partie d’entre eux vote démocrate par tradition, le Parti républicain étant, ne l’oublions pas, le parti d’Abraham Lincoln. La guerre à la drogue obéit à des slogans codés tels que «get tough with them» (soyons durs avec eux), le «eux» étant parfaitement explicite pour la population américaine quelle que soit sa couleur. Dans la foulée des discours de Nixon sur la nécessité de prendre l’offensive contre l’héroïne, un panel de politiciens de tous bords vont se proclamer «tough with them», réclamant des peines de prison toujours plus lourdes contre les dealers. Dans «Traffic»11, Michael Douglas interprète un personnage de drug czar12 qui découvre que sa fille va faire des passes dans le ghetto pour shooter de l’héro et fumer du crack. Dans un premier temps, sa colère se tourne contre tous ces Blacks qui profitent des charmes d’une gosse de 16 ans, avant de réaliser que la plupart des Blancs qui s’aventurent dans les parages n’ont qu’une seule chose en tête: se procurer des substances interdites par tous les moyens, sans aucun souci des enfants, des mères de familles et des travailleurs qui vivent à l’année dans ces mêmes quartiers, mais qui sont tous assimilés à des dealers en puissance. Lou Reed ne nous dit pas autre chose, dans «waiting for my man», lorsqu’interpellé par les habitants de Lexington Harlem «Hey White boy, what you doin’ up town?» («hey, Blanc qu’est-ce que tu fais chez nous?»), il répond tranquillement, «j’attends mon dealer»13.

A l’échelle du pays, cette situation renforce le déséquilibre dénoncé par Alexander. La grande majorité des consommateurs sont des Blancs et cette guerre a été déclenchée pour cacher une réalité inavouable: c’est la demande de drogue issue de la majorité blanche qui crée l’offre des ghettos noirs et non l’inverse. Les Blancs consomment, les Noirs dealent, avant de trinquer en prison. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de certains quartiers périphériques de nos villes de France, car le concept de «guerre à la drogue», repris par l’organisation des Nations unies va devenir progressivement un standard mondial.

De la guerre internationale

Imputer aux victimes la responsabilité du crime qui les frappe est un classique. Il existe de nombreux précédents historiques. Pour éviter le point Godwin et la Shoah, parlons simplement de la Saint Barthélémy, imputée aux Protestants par les théoriciens ligueurs catholiques au motif que l’existence même de l’hérésie représente une attaque objective contre le salut universel14. Sur ce principe, le modèle opératoire de la guerre à la drogue s’est installé comme une norme internationale toujours bien en place. Dans la plupart des pays, l’idée que tous les moyens sont permis pour lutter contre le fléau de la drogue reste une thèse solidement installée, même si les travaux récents de la commission mondiale sur les politiques de drogue tendent à contester cette ligne. De fait, dans de nombreuses sociétés dites «multiethniques», l’usage des drogues est imputé au groupe des dominés. C’est parfois suggéré à mots couverts mais, là aussi, le langage brutal des statistiques devrait pouvoir corriger ce que tente de cacher le verbe politiquement correct. C’est notamment le cas de l’île Maurice où les «Créoles», descendants d’esclaves noirs, sont volontiers désignés comme étant à l’origine du problème de consommation d’opiacés et de buprénorphine importée de France. Une grille de lecture qui s’applique aussi au Brésil. Depuis plus de 15 ans, des opérations militaropolicières extrêmement sanglantes sont exercées contre les favélas dans le but explicite de lutter contre le narco trafic. Cette guerre, très réelle dans ce cas d’espèce, est de plus en plus ressentie comme exclusivement tournée vers les descendants d’esclaves au regard du nombre de jeunes Noirs ou métis tués pas balles au cours de ces opérations. Au Royaume-Uni, une étude15 montre que les Noirs sont contrôlés neuf fois plus souvent que les Blancs et trois fois plus que les «Asians» (Indo-pakistanais) alors que la très grande majorité des infractions liées à l’usage de stupéfiants sont commises par des Blancs. La même étude, centrée sur le Grand Londres, met en évidence une disparité de 1 à 5 dans l’échelle des peines infligées pour ce type de délit. Mécaniquement, la focalisation des forces de police et de l’appareil judiciaire sur cette population favorise sa surreprésentation dans le monde carcéral et construit un modèle quasi «phénotypal» du drogué ou du dealer.

De Harlem au Neuf trois

Que dire de nos banlieues françaises, aujourd’hui associées dans les médias à la vente de cannabis en gros et aux guerres sanglantes de territoires? Par un biais paradoxal de notre credo républicain, l’origine ethnique des personnes interpellées n’est pas une information retenue par les statistiques de l’état, or ce sont précisément ces renseignements, scrupuleusement mentionnées par les AngloSaxons, qui permettent de préciser la réalité du caractère discriminatoire de la guerre à la drogue. Les travaux menés par Fabien Jobard et René Levy sur le site de la gare du Nord ont montré la réalité des «contrôles au faciès» dans notre pays16. Il serait pertinent de creuser ce sillon en identifiant clairement la place occupée par les drogues dans la justification de ces pratiques policières, notamment dès qu’il est procédé à une fouille au corps. Chez nous aussi, tout laisse suspecter que la grande majorité des drogues sont consommées par ces classes moyennes que l’on n’ose pas qualifier de «blanches» parce qu’en France «on n’est pas raciste». Depuis la grande épidémie d’héroïne des années 1980, l’histoire de nos banlieues est tragiquement liée à l’implacable logique des marchés de la drogue à ciel ouvert. Les générations qui se sont succédé ont eu à gérer un véritable traumatisme lié à la multiplication des overdoses d’héroïne, et des morts du sida , suivies de l’implantation durable d’un trafic mafieux avec toutes ses dérives afférentes, violences communautaires, effacement de l’état, fin du consensus républicain. En résumé tout laisse penser que la thèse de Michelle Alexander sur l’instrumentalisation raciale de la guerre à la drogue aux états-Unis mériterait d’être déclinée terme à terme sur le terrain hexagonal17.

Retour de la blanche

La guerre c’est faire de la politique par d’autres moyens nous dit Clausewitz. Aujourd’hui aux états-Unis, l’héroïne et les substances opioïdes semblent revenir en grâce auprès de consommateurs plutôt riches et insérés. Disqualifiée par le sida et concurrencée par le crack au milieu des années 1990, l’héroïne est revenue par des chemins détournés là où on ne l’attendait pas. La généralisation de prescriptions analgésiques a su renouer le fil de cette demande qui fait de l’opium le grand rival du chanvre au hit parade des drogues depuis 2000 ans. Comme dans les années 1960, les overdoses se multiplient (mort de l’acteur Philippe Seymour Offman en février 2014), or il est fascinant de constater la différence abyssale de traitement de ce même objet à 40 ans de distance. Plutôt que de réactiver une guerre que beaucoup estiment déjà avoir perdue, les autorités semblent privilégier la négociation avec une grande campagne de prévention où, par exemple, la généralisation de la naloxone18 tient une place centrale. Autres temps, autres mœurs, la demande de drogue des enfants de l’Amérique blanche est cette fois traitée en tant que telle, et non plus détournée pour servir de prétexte à une guerre raciale. «War on drugs»! La formule possède le mérite d’avoir changé radicalement d’obédience au fil du temps. Inventée par les tenants du tout répressif à cause de sa connotation militaire, elle est aujourd’hui plus volontiers employée par les partisans de la réforme pour les mêmes raisons. La négation de la demande, telle que formulée par la guerre à la drogue, est une hérésie au regard du credo libéral classique fondé sur la prépondérance du marché, l’autre religion américaine. La présidence de Barack Obama marquera peut-être le début de la fin de cette étrange croisade qui cible les minorités mais coûte également très cher au contribuable.

Mais ne nous illusionnons pas, les politiques de drogues sont nécessairement aspirées par des enjeux idéologiques qui dépassent de très loin le petit drapeau sanitaire ou même sécuritaire qu’elles ne cessent d’agiter.

  • 1. Claude Ribbe. Le Crime de Napoléon. Privé, 2005.
  • 2. Nixon. Réalisation: Oliver Stone, 1985.
  • 3. American Ganster. Réalisation: Ridley Scott, 2007.
  • 4. Richard Nixon. Special Message to the Congress on Drug Abuse Prevention and Control. 17 June 1971.
  • 5. Cet aspect des choses est particulièrement bien analysé dans un documentaire réalisé par Eugène Jareki pour la télévision allemande ZDF «Les états-Unis et la drogue, une guerre sans fin», diffusé sur Arte le 2 juillet 2013.
  • 6. Mattie Blayock, la compagne de Wyatt Earp, le shérif de Tombstone, est une opiomane célèbre et historique de l’épopée de l’Ouest.
  • 7. Razzia sur la Scnouff. Réalisé en 1955 par Henri Decoin
  • 8. Interview Michelle Alexander. Asud Journal no 52:44.
  • 9. Michelle Alexander The New Jim Crow: Mass Incarceration in the Age of Colorblindness, New Press, 2010.
  • 10. Carl Hart. De la neurobiologie en Amérique. ASUD journal no 55.
  • 11. Steven Soderbergh. Traffic. 2000.
  • 12. Américanisme qu’il nous faut traduire très approximativement par le titre de président de la MILDECA.
  • 13. Velvet Underground. «Im Wating for my man». Paroles et musique de Lou Reed, 1967.
  • 14. C’est le cœur de la thèse de Denis Crouzet. Les guerriers de Dieu. Champs Vallon, 1990.
  • 15. Eastwood, Shinner et Bear. The number in black and white disparities in the policing and prosecution of drug offenses in England and Wales. Release, 2013.
  • 16. Jobard F, Levy R. Police et minorités visibles, les contrôles d’identité à Paris. Open Society Institute, 2009.
  • 17. Le Conseil représentatif des associations noires et l’AFR ont engagé une action de communication nationale sur ce thème.
  • 18. Médicament antagoniste des opiacés utilisé dans la prise en charge des overdoses.