Des études antérieures ont suggéré que dans les sécrétions génitales des femmes, la charge virale était plus susceptible de rester détectable que chez les hommes, même si le VIH n’était pas détectable dans leur sang.

Une étude américaine récente a récemment observé le contraire: dans une étude se portant sur 20 femmes, non ménopausées et n’étant pas enceintes, prenant toutes une multithérapie particulière (ténofovir, emtricitabine et atazanavir potentialisé: Truvada plus Reyataz avec Norvir), les charges virales supérieures à 50 copies/ml étaient mesurables dans 10,6% des 123 échantillons sanguins mais n’étaient pas détectables à ce niveau dans les échantillons des secrétions cervico-vaginales.

Les chercheurs ont utilisé un test sensible qui pouvait détecter des taux beaucoup plus faibles de matériel génétique du VIH; alors que ce test a détecté le VIH dans 59% des échantillons sanguins, il n’a pu le trouver que dans 16% des échantillons vaginaux.

Une autre étude a donné des résultats bien différents. Dans celle-ci, des chercheurs français ont trouvé que le VIH était détectable dans 7,5% des échantillons de sperme chez les hommes dont le VIH n’était pas détectable dans leur sang. La charge virale moyenne dans le sperme était de 705 copies/ml et dans 3,6% des échantillons, elle était supérieure à 1000 copies/ml.

Il y avait une différence presque significative dans les probabilités de détectabilité du VIH dans le sperme selon le traitement anti-VIH. Chez les hommes sous traitement à base d’inhibiteur de protéase, le VIH était détectable dans 29% des échantillons par rapport à 7,7% pour les traitements à base d’autres classes de médicaments. Certains hommes ont pu fournir deux échantillons de sperme en une heure. Dans 9% des cas pour ces paires d’échantillons, le VIH était détectable dans un échantillon (charge virale moyenne de 918 copies/ml) mais pas dans l’autre.

Les auteurs citent le chiffre de 0,03% (une transmission par 3333 rapports sexuels) comme probabilité de transmission d’un homme ayant une charge virale séminale de 1000 copies/ml, bien que l’étude récente PARTNER n’ait trouvé aucune transmission venant d’une personne séropositive sous traitement sur 44 000 épisodes de sexe anal ou vaginal.

Traduction française de Sylvie Beaumont.

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