ARV, soins déconcentrés et mortalité en Ouganda

Au-delà de la présentation orientée de cet article du Lancet, les bons résultats d’un programme pilote ougandais où les ARV sont délivrés chaque semaine à domicile invitent à se poser la question de la faisabilité et du rapport coût-efficacité de ce type de pratique. Et apportent des données intéressantes sur la mortalité précoce des adultes VIH+
en Afrique subsaharienne.

Homosexualité en Afrique: où sont les femmes?

La littérature scientifique sur l’homosexualité en Afrique concerne très majoritairement les hommes. Ce fait était notable avant l’apparition du sida et s’est évidemment renforcé dans le contexte de l’épidémie. Cependant, les recherches sur les femmes qui ont des pratiques homosexuelles en Afrique se développent également, y compris en lien avec le sida.

Homosexuels masculins : une épidémie sous-estimée

Alors que les premiers cas de sida ont été diagnostiqués au début des années 1980 chez des jeunes hommes homosexuels dans les pays occidentaux, la place des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH1Nous parlerons ici de manière générique des HSH (MSM en anglais) bien que les populations incluses dans cette catégorie divergent selon les publications et les pays. Tout d’abord, il importe de ne pas oublier qu’une majorité d’HSH ont également des rapports sexuels avec des femmes et qu’ils ne se reconnaissent pas tous dans les identités «gay», «homosexuel» ou «queer». De plus, les «travailleurs du sexe masculins», les «travestis», les personnes «transgenre» sont parfois comptabilisés en tant qu’HSH, parfois enregistrés dans des catégories spécifiques ou bien non comptés.) dans l’épidémie est encore sous-estimée au niveau mondial.