L’ombre de la crise
L’ombre de la crise financière a plané sur l’ICASA 2008. Le Fond mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme verra-t-il ses financements fondre en 2009 ?
L’ombre de la crise financière a plané sur l’ICASA 2008. Le Fond mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme verra-t-il ses financements fondre en 2009 ?
L’édition 2008 du Rapport sur l’épidémie mondiale de sida1disponible sur le site www.unaids.org a été publiée par l’Onusida à la veille de la conférence de Mexico. Pour Peter Piot, le directeur exécutif de l’organisation onusienne, « c’est le rapport le plus encourageant de ces vingt dernières années. Les résultats sont là, l’épidémie recule partout, même s’il y a des zones géographiques où il y a des reprises, comme en Ouganda ou en Europe de l’Est. Trois millions de personnes sont aujourd’hui sous traitement. C’est bien sûr insuffisant, mais qui aurait pu l’imaginer il y a cinq ans ? »2Interview à Libération du 2 août. Piot ne met pas moins en garde : « Tout l’enjeu est le maintien d’une forte mobilisation dans le temps. Baisser la garde, c’est le risque majeur qui nous guette. »
Selon les données pour l’année 2007 présentées le 1er décembre par l’InVS dans le BEH, le nombre de nouvelles contaminations est en baisse, sauf chez les homosexuels. Néanmoins, cette diminution ne permet pas de dire qu’il y a baisse de l’incidence, et peut refléter des variations dans les flux migratoires ou le recours au dépistage.
Rétrospectivement, il est difficile de ne pas constater que l’histoire de l’interdiction de circuler pour les personnes séropositives aux États-Unis est ponctuée de décisions irrationnelles basées sur la peur du virus et d’initiatives manquant de courage politique.