Casablanca 2010: Christine Katlama nous présente l’Afravih
La réflexion collective sur la pénalisation de la transmission du VIH s’est construite selon trois axes parallèles et complémentaires : le recensement des cas de jurisprudence et de légifération, la mise au point d’un argumentaire pour le plaidoyer, et l’émergence de recommandations internationales. Les documents et sites sélectionnées ici répondent tous à l’un, deux ou les trois de ces objectifs.
Ce matin, en ouverture de la conférence de presse consacrée à la Croi 2010, Jean-François Delfraissy, le directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS), nous avait prévenus: la question de la prévention, et notamment quelle utilisation il faut faire des antirétroviraux pour ralentir l’épidémie, en avait été l’un des aspects majeurs.
Bien que la dernière étude cas-témoin issue de la cohorte Kidsep (enfants atteints de sclérose en plaques) rapporte des résultats rassurants sur l’innocuité du vaccin contre le virus de l’hépatite B (VHB), certains médias l’ont utilisée pour alimenter la polémique sur le lien entre vaccination anti-VHB et développement d’affections démyélinisantes (qui détruisent la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses) comme la sclérose en plaques et le syndrome de Guillain-Barré. On retrouve des traces de cette polémique déjà ancienne dans tous les programmes de vaccination en France, mais particulièrement dans la très singulière couverture vaccinale contre le VHB en France.