Epidémiologie — Les chiffres du sida en France

6700 personnes ont découvert leur séropositivité en 2009, un nombre en légère augmentation. Les DFA, l’Île-de-France et la région PACA restent les régions les plus touchées. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les personnes d’Afrique subsaharienne, les deux populations les plus touchées par le VIH.

6700 personnes ont découvert leur séropositivité en 2009, un nombre en légère augmentation. Les DFA (département français d’Amérique), l’Île-de-France et la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) restent les régions les plus touchées, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les personnes d’Afrique subsaharienne étant toujours les deux populations les plus touchées par le VIH.

La majorité de ces personnes se sont contaminées des années auparavant, confirmant la problématique croissante des dépistages tardifs. Le nombre de découvertes est en légère augmentation par rapport à l’année 2008 (6400 personnes), alors qu’une tendance à la baisse était observée depuis 2004. 

C’est chez les hommes contaminés par rapports sexuels entre hommes que les découvertes de séropositivité augmente (2500 découvertes en 2009). Le nombre de découvertes chez les personnes contaminées par rapports hétérosexuels est stable (environ 4000) et reste faible chez les usagers de drogues (environ 80 par an).


Incidence

L’épidémie de VIH-sida est surveillée depuis 2003 grâce à la déclaration obligatoire du VIH et du sida, ce qui permet de connaître ainsi le nombre de personnes qui découvrent leur séropositivité chaque année. Associées aux résultats du test d’infection récente développé par le CNR du VIH, ces données permettent d’estimer l’incidence, c’est-à-dire le nombre de nouvelles contaminations par an, qui est d’environ 7000 personnes contaminées par le VIH en France en 2009, soit 17 contaminations pour 100.000 personnes.

L’incidence avait globalement diminué depuis 2003, passant de 9000 contaminations en 2003 à 7000 en 2009, le nombre de nouvelles contaminations étant stable entre 2008 et 2009. La quasi-totalité survenant dans le cadre d’une transmission par rapports sexuels.

Les personnes d’Afrique subsaharienne
contaminées par rapports hétérosexuels

Les personnes d’Afrique subsaharienne restent, après les HSH, une des populations les plus touchées par le VIH en France, même si le nombre de contaminations par le VIH diminue. Environ 1000 d’entre elles ont été contaminées par le VIH en 2009, suite à des rapports hétérosexuels, qui constituent le principal mode de contamination de cette population.

Rapporté à l’effectif de la population africaine vivant en France, le taux d’incidence du VIH est nettement plus élevé que chez les Français contaminés par rapports hétérosexuels, environ 30 fois pour les hommes et 70 fois pour les femmes.

En 2009, plus de 2000 personnes d’Afrique subsaharienne ont découvert leur séropositivité, représentant un tiers de l’ensemble des découvertes de séropositivité cette année là (33%) et la moitié des découvertes chez les hétérosexuels. Le nombre de découvertes, après avoir diminué entre 2004 et 2007, semble se stabiliser depuis 2008.

Les personnes françaises
contaminées par rapports hétérosexuels

Cette population est moins touchée par l’infection à VIH que les autres sous-groupes et le nombre de contaminations a eu tendance à diminuer depuis 2003. En 2009, environ 2000 femmes ou hommes hétérosexuels français se sont contaminés.

Rapporté au nombre d’hétérosexuels français, le taux d’incidence du VIH est d’environ 5 contaminations pour 100.000 personnes. En 2009, ce sont également 1300 femmes ou hommes hétérosexuels français qui ont découverts leur séropositivité.

Malgré la diffusion du VIH limitée dans cette population, le nombre d’infections à gonocoques et à chlamydiae a augmenté dans ce groupe, faisant craindre une diffusion plus large des IST. 

Une augmentation des infections à gonocoque est aussi observée dans la plupart des régions et des groupes exposées (HSH et hétérosexuels). Cette tendance est préoccupante car cette infection aigüe représente un bon indicateur de pratiques sexuelles à risque. 

> Consulter le BEH du 30 novembre en ligne.














quis, Aliquam ut porta. ut leo vulputate, felis