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Santé publique

Campagne 2010 : L’Inpes incite
au dépistage

Pour pouvoir bénéficier des avancées scientifiques dans le champ du VIH, en particulier des traitements et de la prévention positive, il faut connaître son statut sérologique. La prochaine campagne française de l'Inpes suit en cela les recommandations du Rapport Lert-Pialoux, du Rapport de l'HAS sur le dépistage et bien-sûr du Plan national de lutte contre le VIH & les IST 2010-2014

Une affiche, visible dans les cabinets des professionnels de santé et auprès des associations concernées, rappelle que «50.000 personnes vivent avec le virus du sida sans le savoir» et invite les Français à se faire dépister. «Aujourd'hui, grâce aux traitements, on peut stopper la progression du virus.» 

La mobilisation possible des médecins généralistes sur le champ du dépistage VIH en population générale reste encore l'objet de doutes, comme cela a été clairement exprimé lors de la conférence de presse de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de la Santé et de l'emploi, et de Nora Berra, nouvelle secrétaire d'Etat à la Santé, le 29 Novembre dernier. Xavier Bertrand l'a pourtant martellé: «Il faut banaliser le recours au test

Une video retraçant l'historique des avancées en matière de traitements afin de montrer l'intérêt du dépistage sera également diffusé à la télévision du 1er au 21 décembre et dans les cinémas du 8 décembre au 11 janvier:

Parallèlement, la campagne essayera de toucher les populations les plus touchées par le VIH, avec la brochure Prends-moi diffusée dans les établissements gay, et trois spots radio diffusés sur Africa n°1 durant le mois de décembre.

Le dépistage en France

Selon l'Invs, la France connait une forte activité de dépistage, avec chaque année 5 millions tests réalisés en France, soit 80 tests pour 1 000 habitants. Les CDAG (8% des dépistages) accueillent majoritairement des personnes jeunes puisque les trois-quarts des consultants sont âgés de moins de 30 ans. 

C'est en Guyane, en Guadeloupe et en Ile-de-France, avec 11, 4,6 et 4,5 pour 1000, que la proportion de sérologies positives est la plus élevée. Dans la plupart des régions à l'exception des Antilles-Guyane, il existe une corrélation entre l'activité de dépistage et le diagnostic à un stade précoce de la maladie: plus le nombre de dépistage est élevé, plus la proportion de diagnostics au stade de primo-infection augmente.

Trop de dépistages tardifs

Malgré ce nombre de dépistages important, la moitié des personnes découvrent leur séropositivité VIH avec un nombre de CD4 inférieur à 350/mm3, seuil à partir duquel le rapport d'expert dirigé par le professeur Patrick Yeni recommande d'initier un traitement. Un quart des diagnostics survient à un stade encore plus avancé, à moins de 200/mm3. 

Le dépistage tardif concerne surtout les hommes contaminés par rapports hétérosexuels. Ces derniers attendent souvent de présenter des signes évocateurs de la maladie pour se faire dépister: plus d'un tiers d'entre eux découvrent leur séropositivité à un stade d'immunodépression avancée (moins de 200 CD4/mm3).