France — Le plan national de lutte contre le VIH/sida et les IST 2010-2014

Roselyne Bachelot, ministre française de la Santé, a mis à disposition sur internet le 4 novembre dernier le Plan national de lutte contre le VIH/sida et les IST 2010-2014, un plan qui guidera la politique publique française de lutte contre le sida dans les années à venir.

Dans un avis rendu public lundi 28 juin, le Conseil national du Sida (CNS) associé à la Conférence nationale de santé avaient fustigé le contenu de la première version du Plan. Un avis qui avait suscité de nombreuses réactions associatives.

C’est donc une version nettement révisée que le ministère de la Santé a rendu publique ce début novembre. Le plan est découpé en deux parties, toutes deux disponibles au téléchargement ou à la consultation :

Plan national de lutte contre le VIH/sida et les IST 2010-2014 (PDF, 783,4Ko)
Plan national de lutte contre le VIH/sida et les IST 2010-2014 en direction des DOM (PDF, 241Ko)

Mise en oeuvre

La mise en œuvre du plan par les nouvelles agences régionales de santé (ARS) s’appuiera sur les Coordination Régionale de lutte contre l’infection à VIHVIH Virus de l’immunodéficience humaine. En anglais : HIV (Human Immunodeficiency Virus). Isolé en 1983 à l’institut pasteur de paris; découverte récemment (2008) récompensée par le prix Nobel de médecine décerné à Luc montagnier et à Françoise Barré-Sinoussi.
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(COREVIH).

Présentation de Christophe Michon, de la Direction générale de la Santé (DGS), dans le cadre des journées des COREVIH, le 3 novembre 2010, à Bordeaux (France).

Réserves

Le CNSCNS Le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) est une commission consultative indépendante composée de 26 membres, qui émet des Avis et des recommandations sur les questions posées à la société par ces épidémies. Il est consulté sur les programmes et plans de santé établis par les pouvoirs publics. Ses travaux sont adressés aux pouvoirs publics et à l’ensemble des acteurs concernés. Le Conseil participe à la réflexion sur les politiques publiques et œuvre au respect des principes éthiques fondamentaux et des droits des personnes.
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, dans un deuxième avis diffusé fin octobre, s’est félicité «de la prise en compte de plusieurs de ses recommandations, notamment celle relative à la politique de dépistage du VIH en France». Toutefois, le Conseil note que «les avancées envisagées notamment en faveur des migrants, des usagers de drogues et des personnes prostituées apparaissent extrêmement mineures».

Une grande interrogation demeure également en ce qui concerne le dépistage et les médecins généralistes. Les nouvelles dispositions du plan prévoient d’élargir le dépistage dans la population française en s’appuyant sur ces derniers, qui devront donc pleinement s’approprier ces mesures pour qu’elles soient efficaces.