Rapport — Le VIH, première cause de décès pour les femmes en âge de procréer

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de publier Les femmes et la santé: La réalité d’aujourd’hui, le programme de demain, «un inventaire de ce que nous savons maintenant sur la santé des femmes tout au long de la vie et dans les différentes régions du monde». Un rapport qui est aussi un plaidoyer pour que des mesures soient prises à tous les échelons politiques afin de favoriser l’amélioration de la santé des femmes, pour leur permettre de contribuer activement «de l’intérieur à la conception, à la gestion et à la fourniture des soins».

Ce rapport pointe, s’il en était besoin, la persistance des inégalités liées au genre, aux revenus, à l’accès ou non à l’éducation, entre pays du nord et du sud ou au sein d’un même pays.

Si la santé des femmes ne se résume pas à leur santé sexuelle et reproductive, le rapport permet cependant de rappeler que les complications de la grossesse et de l’accouchement sont la première cause de mortalité chez les jeunes filles de 15 à 19 ans dans les pays en développement et que l’infection à VIH est la première cause de mortalité des femmes en âge de procréer dans le monde. En Afrique, les statistiques disponibles prouvent à quel point les adolescentes de 15 à 19 ans sont beaucoup plus exposées au risque de transmission du VIH que les garçons de leur âge (relations avec des hommes plus agés et/ou contraintes, faible accès à l’information et aux préservatifs…)

Afin d’améliorer la santé des filles et des femmes, et par ricochet celles de la société toute entière, les auteurs font toute une série de recommandations, avec en toile de fond la lutte contre les inégalités de genre, facteurs premiers de vulnérabilité :

– agir dès l’enfance pour favoriser les conditions d’une bonne santé future, par l’éducation notamment;
– fournir gratuitement les soins de santé maternelle;
– reconnaître et valoriser la participation des femmes à la dispensation des soins dans la sphère privée comme en milieu hospitalier en les rémunérant mieux et en leur permettant d’accéder aux instances de décision.- réformer les contextes sociaux défavorables aux femmes et susceptibles d’affecter leur santé ou leur accès aux soins : inégalités dans l’accès aux études supérieures, à l’héritage ou au divorce, impunité des actes de violence, conditions de travail…

Il concluent sur la nécessité de développer des systèmes de collecte et de suivi des données sociales et sanitaires par sexe, sans lesquels il est impossible de mesurer avec précision l’ampleur des besoins et la portée des actions entreprises.

> Lire le communiqué de l’Onusida;
> Lire le résumé d’orientation en français (PDF, 581Ko);
> Lire le rapport complet en anglais (PDF, 3,21Mo).

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