Comment l’emprisonnement est devenu une réponse à l’usage de drogues

Si
 la
 loi
 de
 1970
 ne
 contenait
 pas
 en
 elle-même
 de
 volonté
 de
 répondre
 au
 problème
 de
 la
 drogue
 par l’unique
 réponse
 carcérale,
 la
 pratique
 et
 les
 interprétations
 répressives
 de
 circulaires
 prises
 dans
 des moments
 de
 réaction
 publique
 passionnée
 ou
 de
 compétition
 électorale
 ont
 progressivement
 dégagé
 une tendance
 lourde
 à
 emprisonner
 les
 usagers
 de
 drogue.

Quelles priorités pour la RdR en prison?

Didier Jayle, professeur d’addictologie au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), s’interroge sur les conditions pratiques et les effets pervers possibles sur la santé des détenus d’un éventuel déploiement de programmes d’échanges de seringues en milieu carcéral français, en particulier le risque de voir exploser les injections de buprénorphine.

«Il y a fort à faire pour lever les freins à la mise en œuvre des mesures de RdR en prison»

Entretien avec Catherine Paulet, psychiatre chef du service médico-psychologique régional et du centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) du centre pénitentiaire de Marseille-Baumettes et de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille.

Risque infectieux en prison : un réel enjeu de santé publique

Deux enquêtes récentes en milieu pénitentiaire, l’une portant sur les prévalences virales et le dispositif de soin (enquête Prévacar), l’autre sur la disponibilité et l’accessibilité aux mesures de prévention et de réduction des risques infectieux (étude Pri2de), apportent de nouvelles données confirmant la nécessité d’un ajustement de la politique de santé publique en milieu pénitentiaire.