La prévention comportementale en débat

«Prévention comportementale du VIH: est-ce que ça fonctionne, est-ce qu’on en a besoin et est-ce qu’on en veut?» Le titre de la conférence donnée par le professeur John de Wit1Directeur du National Centre in HIV Social Research et professeur à l’Université de New South Wales (Sydney, Australie) au Kremlin-Bicêtre le 24 septembre 2010 peut sembler provocateur, mais soulève d’importantes questions alors que l’on s’interroge sur «l’échec de la prévention», en particulier dans les populations les plus touchées et alors que la prévention biomédicale, avec le Treatment as Prevention (TasP), suscite tant d’enthousiasme. 

Bernard Hirschel: après les critiques, la consécration

Qui l’aurait prédit, il y a un peu plus de deux ans et demi, lorsque que l’iconoclaste médecin suisse, avait lancé le Swiss Statement en déclarant que les personnes séropositives traitées ayant une charge virale n’étaient quasiment pas contaminantes ? A l’époque, même si l’assertion était assortie de réserves et s’adressait aux personnes hétérosexuels(es), observant(e)s, avec une charge virale indétectable depuis plus de 6 mois, et en l’absence d’infections sexuellement transmissibles, cela lui avait valu bien des reproches et des critiques.

HSH : comment évaluer le poids des Haart sur la prévention?

En tant que co-auteurs du premier rapport ministériel sur la réduction des risques sexuels (RDRs) en France, on ne peut qu’être intrigués par la dernière publication dans AIDS de Fengyi Jin, auteur prolixe avec toute l’équipe de l’Université de New South Wales, en Australie, et déjà commenté pour d’autres travaux sur vih.org.