Alors que les connaissances sur le vaporisateur personnel  (cigarette électronique ou VP) progressent à grands pas, le premier Sommet de la Vape a réuni toutes  les parties prenantes  au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) le 9 mai 2016 pour faire le point ensemble sur les données actuelles et  déterminer la conduite à venir sur les produits de la vape. La journée s’est terminée par la promesse de la création d'un groupe de travail initié par la DGS (Direction Générale de la Santé)

Six points de consensus des participants au premier Sommet de la vape, qui doivent encourager les fumeurs à utiliser cette alternative novatrice au tabac.

  1. En utilisation normale, les émissions de la vape sont au minimum 95% moins toxiques que la fumée de tabac combustible.
  2. Les produits de la vape, y compris les liquides sont actuellement classés comme des produits de consommation courante. Des normes existent actuellement. Ces exigences de qualité (AFNOR ou autres exigences équivalente) doivent permettre de rassurer les fumeurs désireux de trouver une alternative au tabagisme.
  3. La Vape a permis à des centaines de milliers de fumeurs d'arrêter de fumer du tabac ou de réduire significativement leur consommation.
  4. L'utilisation d'arômes, la dose adéquate de nicotine et un matériel adapté à chaque fumeur sont les clefs du succès pour arrêter de fumer.
  5. L’e-cigarette apparait chez les adolescents plus comme un concurrent du tabac que comme un produit d’initiation et les craintes d’y voir une porte d’entrée massive en tabagie s‘estompent en 2016 ; mais la vigilance reste de mise.
  6. Des études de suivi des consommateurs sur le long terme sont nécessaires afin de confirmer les bénéfices du vaporisateur personnel.

Trois points restent l’objet de débats, principalement liés à la place du produit dans la société

  1. Les fumeurs demandent un signal fort et clair de la part des autorités sanitaires.
  2. L'interdiction de publicité directe et indirecte autour du tabac combustible est de façon consensuelle unanimement désavouée, mais une éventuelle interdiction de publicité généralisée incluant les boutiques elles-mêmes est tout autant désavouée.
  3. La réglementation du vapotage dans certains lieux de travail apparaît comme le point le moins consensuel, même si tous reconnaissent l’absence ou quasi absence de risque sanitaire. Cependant, la possibilité d'avoir des lieux de vapotage au sein du mileu professionel proposé par le gouvernement a été rejeté par les parlementaires. Cette disposition indispensable aux vapoteurs pour ne pas retomber dans le tabagisme doit être réintroduite absolument dans la loi de Santé.

Ainsi ce Sommet de la Vape dont l’indépendance a été assurée par financement participatif sur internet de 444 donateurs fait clairement le point sur les consensus et les divergences. Tel que le préconise l'Académie Nationale de Médecine, de Pharmacie ainsi que le Haut Conseil de la Santé Publique, il convient d'encourager tous les fumeurs à essayer le vaporisateur personnel pour quitter leur dépendance au tabac. 

Comité d’organisation

Pr Bertrand Dautzenberg, Jacques Le Houezec, Pr Didier Jayle.