Estimations du nombre de nouvelles contaminations VIH chez les HSH par classe d’âge, France, 2004-2012

L’augmentation étant moins marquée chez ceux âgés de 25 ans et plus.  De façon parallèle, les estimations d’incidence montrent une augmentation des nouvelles contaminations chez les 15-24 ans entre 2004 et 2012.

En France, les HSH sont aujourd’hui les plus exposés parmi les jeunes adultes : En 2013, 726 jeunes de 15 à 24 ans ont découvert leur séropositivité au VH, soit 11,7% de l’ensemble des découvertes. Parmi ces personnes, on compte 686 jeunes adultes (18-24) diagnostiqués en 2013, et la grande majorité étant des hommes (68%) contaminés dans le cadre d’un rapport avec un autre hommes (75% d’entre eux). Dans ce groupe, le nombre de découverte de séropositivité a augmenté de 157% durant les 10 dernières années.

Évolution du nombre de découvertes de séropositivité VIH chez les jeunes de 18 à 24 ans en France, selon le mode de contamination, le sexe et le lieu de naissance (données au 31/12/2013 corrigées pour les délais de déclaration, la sous-déclaration et les valeurs manquantes)

Si on regarde les chiffres chez les plus jeunes depuis 2003 en revanche, ce sont les adolescentes qui sont le plus touchées dans le groupe des 15-17 ans : Les deux tiers des 524 découvertes de séropositivité sur cette période concernent des jeunes filles (68%), majoritairement nées à l’étranger et via des rapports hétérosexuels. Dans le tiers de garçons restant, les jeunes HSH sont là aussi très exposés, puisqu’ils représentent 49% des découvertes.

Un enjeux mondial

Le sida est la première cause de décès chez les adolescents en Afrique et la deuxième cause de décès chez les adolescents au niveau mondial. Parmi les populations touchées par le VIH, les adolescents sont le seul groupe pour lequel les chiffres relatifs à la mortalité ne sont pas en diminution, selon l’Unicef.

En Afrique subsaharienne, la région qui affiche la plus forte prévalence , les filles sont considérablement plus touchées et comptent pour 7 sur 10 des nouvelles infections parmi les 15-19 ans. Et pourtant, 1 adolescent seulement sur 10 de ce groupe d’âge est testé pour le VIH dans la région.

Un espoir, cependant : la plupart des adolescents qui meurent aujourd’hui de pathologies liées au VIH ont été infectés par le virus pendant leur petite enfance, il y a 10 à 15 ans, à l’époque où un nombre moins important de femmes et de mères vivant avec le VIH recevaient des antirétroviraux pour prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant (PTME). Les progrès de la PTME peuvent nous permettre de faire baisser ces chiffres alarmant.