L’étude FACTS était une étude de suivi de la plus petite étude CAPRISA 004, qui avait démontré une efficacité modérée de 39% pour le même gel microbicide, en 2010. En attendant, l’étude VOICE, pendant laquelle les femmes utilisaient un gel microbicide tous les jours plutôt qu’avant et après les rapports sexuels, n’avait également eu d’effet.

Dans les deux cas, l’échec du gel a été expliqué par une adhésion faible. Dans FACTS, les 20% des femmes ayant l’adhésion la plus haute (celles qui utilisaient le gel plus des trois quarts du temps), avaient 57% moins d’infections au VIH que les femmes qui utilisaient un placebo , et dans VOICE, le taux d’infection a été réduit de 66% chez les 25% des femmes dont les analyses sanguines ont montré qu’elles avaient utilisé le gel.

Dans FACTS 001, le taux d’adhésion a été plus élevé que dans VOICE; 64% des échantillons sanguins ont indiqué que les femmes avaient utilisé le gel au cours de 10 derniers jours ( ce qui ne signifie pas forcément qu’elles l’utilisaient suffisamment) et que 13% seulement n’avaient jamais utilisé le gel. Cependant, on n’a trouvé des traces du médicament dans tous les échantillons que chez 22% des femmes.

Les données des études qualitatives de VOICE suggèrent que les femmes n’avaient pas utilisé l’intervention offerte parce qu’elle ne croyaient pas en son efficacité. Cependant, les jeunes femmes dans FACTS 001 ont signalé avoir essayé d’utiliser le gel mais d’avoir oublier de le prendre avec elle ou de ne pas être en mesure de l’appliquer.

Commentaire: Comme l’a dit la chercheuse Helen Rees à Aidsmap: “La plupart des jeunes femmes ont essayé d’utiliser le gel...mais il se peut que cette méthode de prévention du VIH ne soit pas bien adaptée pour ces jeunes femmes (l’âge moyen des participants de FACTS 001 était de 23 ans). Il faut aussi noter que les jeunes Sud-africains ont beaucoup augmenté leur utilisation des préservatifs depuis 2002 mais ceci n’est nettement pas suffisant dans ce pays à prévalence élevée pour inverser le taux très élevé de nouvelles infections, surtout parmi les jeunes femmes. Il se peut que des mesures telles que les anneaux vaginaux qui sont à l’essai dans les études ASPIRE et RING, qu’il faut seulement insérer une fois par mois, soient plus appropriées au style de vie de ces jeunes femmes.

> Traduction de Alain Volny-Anne.

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