Ce texte est le dernier texte que Jimmy écrira pour nous. Ce numéro de Swaps lui est dédié

Au commencement était le clystère...

Selon Pline l’ancien, l’idée d’injecter un produit dans le corps serait venue aux hommes en observant les ibis. En effet, en s’alimentant, ces échassiers ingurgitent du sable, ce qui les constipe. Pour y remédier, ils aspirent de l’eau de mer et, avec leur long bec courbe servant de canule, se l’injectent dans le rectum1. Nos ancêtres observateurs eurent ainsi l’idée de la «poire à lavement» en fixant des tiges creuses de roseau sur des vessies, qui, comprimées, font gicler leur contenu. Tout cela ne serait que facéties si l’étymologie ne portait effectivement la trace de ces curieuses origines: «seringue» vient du grec ancien «syrinx» («syringa» en latin) qui signifie «roseau taillé»...

Mais cette technique fut aussi auparavant utilisée par les Êgyptiens pour injecter des substances dans le corps lors de l’embaumement. D’antiques descriptions sumériennes grecques, chinoises, mésoaméricaines, etc. évoquent le procédé. Il servait à purger, soigner et, accessoirement, pouvait entraîner des états de conscience modifiés selon les sub-stances employées. De fait, de nombreuses médications, extrêmement amères, étaient impossibles à avaler et le bon sens commandait alors d’utiliser la voie rectale. Les fouilles de Pompéi ont ainsi révélé de nombreux clystères en étain (appelés «strigillis») tout à fait fonctionnels. Par la suite, s’il semble disparaître en Occident au haut Moyen Âge, on retrouve le principe du clystère à piston aussi bien à Byzance qu’en terre d’Islam. Avicenne en explicite l’usage dans ses traités et certaines sources rapportent même que le père de la médecine arabe serait décédé d’une overdose d’opium en plein lavement. En Occident, en revanche, où, pendant des siècles, toute dispensation de «filtre» pouvait valoir le bûcher, le clystère ne réapparaît timidement, sous le nom de «ceringue», qu’aux XII-XIIIe siècles2. Plus qu’aux médecins son usage est d’abord dévolu aux barbiers puis aux marchands d’épices qui deviendront les apothicaires. On l’emploie également pour aspirer le pus, laver les plaies, voire traiter des affections vétérinaires, gynécologiques, etc.

à partir du XVe siècle, toujours marqué par l’antique théorie des humeurs de Galien, saignées et clystères sont les «traitements de base». Les lavements «d’infusions», à des températures variées, sont souvent répétés plusieurs fois par jour pour le plus grand bénéfice des officiants. Si les plus riches utilisent la porcelaine, les clystères sont généralement en étain pour éviter les risques d’oxydation et d’interaction entre le métal et les «infusions». L’embout du piston qui assure l’étanchéité est, selon les époques, composé de rondelles de cuir, d’étoupe, de laine mélangée à de la cire ou des résines... Par décret royal, seule la corporation des apothicaires bénéficie du privilège d’administrer les clystères, ce qui lui assure une prospérité croissante. L’objet devient ainsi le symbole de la profession, figurant sur d’innombrables blasons et enseignes de cette guilde. On rapporte qu’un apothicaire de Lyon aurait eu pour épitaphe:

«Ci-gît qui, pour un quart d’écu
S’agenouillait devant un cul»3.

Toutefois, en ces temps excessivement prudes, il serait toutefois inconvenant d’exposer «les parties». La morale exige donc l’utilisation d’une «perruque à tonsure» comportant un minuscule orifice pour passer la canule...

Les constipations opiniâtres, voire les occlusions, sont alors fréquentes chez les riches dont les régimes sont essentiellement carnés. Mais de nombreux «patients» ont certainement pris goût à la sensation que procure une tiède et bienfaisante montée (surtout s’il y a des opiacés dans le mélange) qui envahit le fondement et en réclament donc plus que prescrit. à partir du XVIe siècle, il est du dernier chic de se «seringuer», au minimum une fois par jour, histoire «d’évacuer les humeurs» et de «libérer le ventre». Louis XIII subira 215 lavements (et 45 saignées) en une année4. Et le duc de Liancourt, grand maître de la garde-robe, a fait un récit savoureux de l’administration d’un de ses derniers remèdes à Louis XV mourant, le visage enfoncé dans l’oreiller, provoquant la panique du garçon de chambre qui voulut couvrir ce séant que sa lumière avait soudain fait apparaître devant lui5...

Bien que l’église s’indigne et préconise plutôt les saignées, de nombreux prélats semblent prendre goût au lavement. Le peuple voulant toujours imiter ses élites, aux XVIIe et XVIIIe siècles, en Occident, on aura tendance à se «purger» pour n’importe quel prétexte. Molière en fera une arme de dérision massive en brocardant ces malades imaginaires soumis à la pédanterie des médicastres. Mais les très sérieux Ronsard, Richelieu et autre Voltaire furent aussi de grands amateurs de clystères opiacés.

Des expériences des apprentis sorciers et de ceux qui y survécurent

À partir de la Renaissance et de l’explosion des maladies vénériennes, des seringues sont fabriquées pour injecter des sublimés mercuriels dans l’urètre. Le terme injection date d’ailleurs de cette époque. Quelques audacieux, dont Ambroise Paré et Léonard de Vinci, ont l’idée de transfuser du sang, voire directement des «infusions» de médicaments dans le sang: c’est la naissance de l’injection parentérale. Les chances de survie sont certes exceptionnelles mais l’idée de «l’infusoir» fait son chemin. Il s’agit ici d’un récipient prolongé d’un tuyau sur lequel on emboutit une canule ou la base taillée d’une plume qu’on insère dans la veine. Au XVIIe siècle, ayant compris le principe de la circulation sanguine, divers expérimentateurs (Wren en Angleterre, J.B. Denis en France, etc.), tentent la transfusion entre animaux puis entre humains mais aussi de l’animal (mouton, veau) à l’homme. Certains, dit-on, auraient survécu... On tente également l’injection d’alcool et/où d’opiacés à des chiens: ceux qui survivent, «stupéfaits», titubent en pissant et vomissant partout.

L’Allemand J.D. Major a l’idée de faire de même sur l’homme. La méthode consiste à dénuder puis ligaturer une grosse veine du bras. Une fois extraite, on coupe au milieu et on insère la canule (la veine sera définitivement hors service)6. On injecte ainsi lait, bière, vin, opiacés, antiémétiques, bouillons divers, etc. L’Allemand Elscholtz tente (vainement) l’anesthésie via la voie parentérale et théorise le procédé dans Clysmatica Nova. Il parvient toutefois à guérir des soldats atteints du scorbut grâce à des injections d’eau de plantain. Autre apprenti sorcier, Jean-Baptiste Denis transfuse en 1667 à Paris du sang de mouton à des humains. Trois sur quatre cobayes survivent7. Mais la faculté, dont Denis ne fait pas partie, intrigue auprès de l’église qui condamne alors toute tentative de transfusion sans son aval, dissuadant les expériences. Plus tard, en 1776, l’Italien Vallisneri sauve un jeune homme mordu par une vipère par une injection d’«esprit de corne de cerf»: entendons, plus prosaïquement, de l’ammoniaque.

Mais les réticences des autorités ecclésiastiques font abandonner pour un temps la voie veineuse. La voie royale reste donc toujours celle du rectum, notamment grâce à la découverte de nouvelles plantes venant d’Asie ou d’Amérique comme le tabac. Des praticiens anglo-saxons mettent au point divers systèmes de clystère embouti sur un soufflet de cheminée pour «injecter du concentré de tabac» sous forme de fumée dans le fondement.

Trouver le bon moyen d’injecter pour calmer la douleur

à partir du début du XIXe siècle, dans le cadre des sanglantes guerres napoléoniennes, quelques audacieux et respectés médecins tels Larrey, Percy, Desgenettes, etc. tentent d’injecter du laudanum à l’aide d’une canule et d’une poire de l’eau de plantain à trois soldats victimes d’abcès ou de scorbut: ils guérissent. La violence des guerres contemporaines rend de fait encore plus cruciale la question de l’apaisement de la douleur par l’injection rapide d’opiacés, dont la morphine, découverte en 1804. Dans les années 1820-1830, on cherche ainsi désespérément le moyen d’introduire au mieux la morphine dans l’organisme pour traiter la douleur. On tente des coupures dans lesquelles on distille de la poudre de morphine jusqu’à ce qu’elle soit absorbée par les chairs. En 1836, Lafargue, médecin de Saint-émilion, se sert pour ce faire d’une lancette pour introduire la morphine en pâte sous la peau.

Mais c’est en 1841 qu’on invente la seringue hypodermique «moderne». En France, Charles Pravaz et, en Angleterre, Alexander Wood (en 1850), mettent au point la seringue à aiguille creuse, perfectionnant ainsi un modèle expérimental jadis mis au point au début du XVIIIe siècle par le chirurgien français Anel. Cette seringue est en argent et en verre, ce qui rend visible la quantité de substance injectée8. Cependant, personne ne pense encore à l’époque à l’injection intraveineuse: on injecte essentiellement en sous-cutané. Toujours est-il que l’efficacité hypodermique a très rapidement révolutionné les pratiques médicales. Les guerres de Crimée, de Sécession, franco-prussienne permettent ensuite de découvrir l’efficacité quasi fulgurante de cette méthode. Les hôpitaux militaires, habitués aux cris et aux hurlements des grands blessés deviennent étrangement calmes après que le médecin soit passé de lit en lit avec sa seringue injectrice de morphine. Mais peu à peu les praticiens comme le public se mettent à parler de la «maladie du soldat», c’est-à-dire en réalité la dépendance à la morphine injectée.

Des soldats, le mal nouveau, qualifié de «morphinisme» ou d’«ivrognerie morphinomaniaque», s’étend aux femmes. Le premier cas de «perversité dipso-morphiniste» connue fut d’ailleurs la femme du Dr Pravaz. Son cas est évoqué à l’académie en 1858. Les premiers morphiné(e)s sont donc d’origine iatrogène. Mais l’usage puis l’abus de la morphine se propagent rapidement des demi-mondaines et de certains milieux interlopes jusque dans la bonne société, où il devient de bon ton de se piquer en cachette. Mais curieux de constater qu’à une époque où la vision d’une cheville pouvait scandaliser, les représentations des morphinées sont toujours des femmes qui se piquent en relevant leur jupe tout en haut des cuisses. Le jugement moral implicite double ainsi lentement la maladie d’une déviance. Le caractère lascif est toujours fortement suggéré, aussi bien dans la célèbre toile d’Albert Matignon de 1905 que dans la chanson de Jean Lorrain qui parle du «froid délicieux sous la peau» causée par l’injection de morphine9.

Ensuite, au fur et à mesure de la démocratisation de l’accès aux alcaloïdes en pharmacie ou de l’avènement de la psychiatrie hygiéniste, la gamme des patients morphinomanes ne cesse d’augmenter. Ces vicieux intoxiqués, tantôt pervers polymorphes tantôt innocents malades, font rapidement le bonheur de l’industrie pharmaceutique naissante. Mais, la morphine, ou bien l’héroïne mise de façon éphémère sur le marché en 1898, étant chères, les plus pauvres doivent commettre des actes délictueux pour s’en procurer. Dans les colonnes des faits divers des journaux, les scandales se multiplient. Mais tout en s’indignant hypocritement de ces pratiques, des publications comme Le Petit Journal suscitent intérêt et fascination. C’est aussi la «Belle époque» pour la morphine. Et, à côté des masses anonymes, les grands de ce monde sont également d’âpres «morphinistes»: le général Boulanger, Bismarck, etc. Dans le monde des écrivains, Sir Arthur Conan Doyle, tout comme son héros Sherlock Holmes, s’injecte régulièrement, pour augmenter ses capacités intellectuelles, un mélange de cocaïne et de morphine, très apprécié des élites victoriennes.

L’injection intraveineuse, comme incarnation de la toxicomanie

L’histoire de l’injection est cependant loin d’être terminée: la voilà qui rebondit avec la généralisation de l’emploi en intraveineuse, aussi bien dans le domaine médical que dans celui des usages désormais qualifiés de toxicomaniaques, les deux univers se séparant au XXe siècle avec l’évolution de la législation. Perfusions et injections de sucre ou d’autres solutions dans le sang sont pratiquées par les médecins depuis la fin du XIXe siècle. Mais la voie veineuse est aussi empruntée par les toxicomanes dans l’entre-deux-guerres. Dans les années 1960, cet usage, confidentiel, se massifie. Quelques expérimentateurs avaient de fait découvert que la morphine ou l’héroïne, une fois dans le sang, procuraient des effets plus violents et optimisés, avec un «flash» survenant au bout de 15 à 20 secondes. Lorsque «l’épidémie de drogue» chez les jeunes suscite dans le monde occidental une véritable panique morale, avec emballement médiatique et adoption un peu partout de nouvelles législations anti-drogue (comme la loi de 1970 en France), c’est la figure de l’injecteur d’héroïne en intraveineuse qui marque le plus les esprits, à l’image de l’overdose hautement médiatisée de la jeune Martine à Bandol pendant l’été 1969. La seringue devient alors un des éléments favoris de la nouvelle iconographie qui se met en place autour de cette épidémie: Le Nouvel Observateur la place entre les mains d’une poupée sur la couverture de son numéro spécial «pourquoi vos enfants se droguent ?» en 1972, on ne compte plus dans les journaux les photos (de scènes réelles ou reconstruites) de jeunes en train de se piquer ou les allusions à la «maudite seringue pleine de sang» que des parents ont retrouvée dans la chambre de leur fils junky10. La «shooteuse» fait partie, avec la cuillère et le briquet, de la petite panoplie qu’ont dans leurs sacs à main les adolescentes héroïnomanes de Marseille11. Pour les entrepreneurs de morale comme l’écrivain Jean Cau, la seringue incarne le mal: «Jetez la seringue qui avance vers votre veine sa fine langue de vipère et écrasez-là sous votre talon, faites la guerre à l’hydre et tranchez toutes ses têtes» clame-til dans son article «La drogue, c’est la peste», paru dans Elle en 196912. Tandis que les effets du «flash» à l’héroïne sont dépeints par le roman éponyme de Charles Duchaussois en 1971 et par toute une littérature autobiographique de jeunes drogués revenus des chemins de Katmandou.

Mais, si l’usage de l’héroïne se fait essentiellement par voie intraveineuse dans les années 1960-1970, il se diversifiera ensuite avec un recours plus massif à l’inhalation comme le montrent les observations conduites aux Pays-Bas, au Royaume-Uni ou en France13. De même, complémentairement, l’héroïne est loin d’être le seul produit consommé par injection. Dans les premières années de «l’épidémie de drogue», l’héroïne fait même écran dans l’opinion publique, masquant une grande diversité de pratiques: on s’injecte ainsi copieusement des amphétamines, la plupart obtenues légalement en pharmacie avant les décrets du début des années 1970 qui les retireront du marché ou en restreindront la vente aux prescriptions médicales: Tonédron®, Corydrane®, Maxiton®, Préludine®, etc. sont ainsi broyés pour ensuite être injectés. L’usage semble être si massif qu’en haut lieu, au cabinet du ministre de la Santé, on s’en inquiète:

«Au moyen d’ordonnances vraies ou fausses, les jeunes intoxiqués se procuraient la Préludine®, dissolvaient dans de l’eau les comprimés et s’injectaient la solution obtenue. D’un médicament devant être pris par voie orale et dont l’indication thérapeutique est l’obésité, les toxicomanes en ont ainsi fait un médicament injectable utilisé pour son action excitante qui n’est qu’un de ses effets secondaires»14.

En février 1971, un colloque à la faculté de pharmacie de Paris, organisé par Jean Mabileau, membre de la Commission interministérielle sur les stupéfiants, fait état de l’inquiétude montante au sein de la profession quant à ces nouveaux cas d’urgence alors constatés dans les officines: abcès, septicémies, hépatites, infections accompagnées de fièvres, etc. autant de pathologies associées à l’injection d’un nombre toujours plus grand de substances et aux «conditions proprement délirantes» dans lesquelles se font les injections intraveineuses (comprimés écrasés avec le talon à même le sol, eau prélevée dans les cuvettes des W.-C., aiguille piquée au revers de la veste)»15.

Par la suite, dans les années 1980, les seringues usagées ou les morceaux de citron jonchant les rues de l’îlot Chalon ou les cages d’escalier des H.L.M. de banlieue seront autant d’indices de la présence de scènes de l’héroïne, visibles ou invisibles, tandis que les pratiques se diversifieront encore avec des mélanges injectables comme le speed-ball. Toujours dans l’ambiguïté entre le thérapeutique et l’addiction, des opiacés prescrits médicalement comme le Palfium® ou le Skénan® seront broyés et injectés directement dans le sang alors qu’ils étaient initialement prescrits en gélules. Mais ce n’est là que le dernier chapitre en date d’une longue histoire à travers laquelle les hommes ont tenté de s’injecter des substances dans le corps dans un but médical et/ou récréatif.

La voie rectale

Depuis l’Antiquité, la voie rectale est connue comme étant d’une efficacité et d’une rapidité souveraine. Particulièrement opportune lorsque le patient a tendance à vomir (fréquent avec les opiacés per os) ou ne peut avaler, elle peut être utilisée même lorsque le patient est inconscient. L’ampoule rectale étant très vascularisée, le passage des principes actifs dans le flux sanguin s’opère au bout de quelques minutes. L’adjonction d’opiacés, notamment sous forme de thériaque puis de laudanum, contenant de l’alcool, potentialise le processus. Pour les grandes douleurs on rajoute parfois mandragore, jusquiame, etc. (mais les dosages étant aléatoires, les surdoses ne sont pas rares et on préférera les éponges soporifiques). 

Submergé par la combinaison des effets de ces substances, un engourdissement soporeux envahit le malade qui sombre dans la narcose. Mais comme il peut aussi se retrouver délirant et agité, le dosage optimum étant aléatoire et délicat, il est en principe toujours solidement attaché.

Motivation de ceux qui se faisaient «seringuer»

Il n’est pas déraisonnable de penser qu’à force de «prendre leur remède» (appellation du clystère à partir du XVIIIe siècle), des personnes se soient trouvées pharmacodépendantes des opiacés. Mais ce concept étant inconnu, quand les symptômes du manque se manifestaient, ils étaient souvent assimilés à un retour ou à une évolution du mal que la drogue était censée traiter. Certaines descriptions de «fièvres tierces» accompagnées de flux de ventre, bâillements, insomnie et d’un état de «marasme», ne cédant que devant l’action souveraine d’un clystère opiacé, semblent assez explicites pour le lecteur d’aujourd’hui (Helvetius, Whytt, etc.). La motivation de ceux qui se faisaient «seringuer» quotidiennement pouvait être une combinaison de plaisir, de nécessité, de soins préventifs et curatifs. Mais c’était là essentiellement un sport de riche, car les thériaques et laudanums de qualité étaient fort chers.

  • 1. Pline l’Ancien, Histoire Naturelle, Livre Huit.
  • 2. Collectif (mélanges offerts à Guy Beaujouan), Comprendre et maîtriser la nature au Moyen-Âge. Paris : Droz; 1994. p.363.
  • 3. Mogniat Michel. Le Masochisme sexuel. Paris : L’Harmattan; 2009. p.135.
  • 4. Cadeac Marcel. Médecins, médecines, drogues et poisons à la cour de Louis XIII. Communication, Société française d’histoire de la médecine, février 1970.
  • 5. Site «Histoire de la pharmacie»
  • 6. Norn S, Kruse PR, Kruse E. On the History of injection. Dan Medicinhist Arbog 2006;34:104-13.
  • 7. Institut national de la transfusion sanguine. «Histoire de la transfusion sanguine».
  • 8. Vautherrot Audrey. La seringue, histoire d’une invention.
  • 9. Yvorel Jean-Jacques. La morphinée : une femme dominée par son corps. Communications 1993;56:105-13.
  • 10. Le Monde. Être les parents d’une épave. 06/08/1971.
  • 11. Le Figaro. Lamentables confidences d’adolescentes. 09/1969.
  • 12. Elle. no 1245, 27/11/1966.
  • 13. Toufik Abdallah. La diffusion de l’injection intraveineuse de l’héroïne en France. OFDT « Tendances » décembre 1999, no 5.
  • 14. Note pour le directeur de cabinet du ministre de la Santé, 10 septembre 1969, Archives du ministère de la Santé, CAC19900545/1.
  • 15. Moniteur des pharmacies, 10041971, no 981 (à propos du colloque à la faculté de pharmacie de février 1971).