France — La France augmente sa contribution au Fonds mondial

Nicolas Sarkozy, à l’occasion du Sommet de l’ONU pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, a annoncé lundi 20 septembre que la France augmentera de 20% sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Lors du dernier cycle de financement, la France avait versé à la structure 900 millions d’euros sur trois ans. Pour 2011-2013, elle s’engage à verser 1,8 milliard d’euros. Deuxième pays donateur après les États-Unis, la France a versé au total 2,905 milliards d’euros en faveur du Fonds mondial depuis sa création en 2002.

Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, et Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial, se sont félicités de l’annonce française, se réjouissant que le climat financier difficile actuel n’ait pas influencé la contribution française. Les deux directeurs appellent également les autres pays donateurs à suivre l’exemple français et à augmenter leur soutien. «La lutte contre le sida est un investissement intelligent, qui produit des effets positifs globaux sur la santé, a rappelé Michel Sidibé. Les objectifs du millénaire sur la santé ne seront pas atteint sans un engagement financier fort en faveur de la lutte contre le sida.»

«Sida: le compte n’y est pas»

Les activistes français, déçus par le montant annoncé, avaient organisé lundi une action devant l’Assemblée nationale, à Paris. Les militants de Aides, Sidaction, Coalition PLUS, Act Up Paris et Solidarité sida se sont couchés devant les grilles du bâtiment pour symboliser les 25 millions de morts depuis le début de la pandémie. Ils ont étendu une banderole flanquée du slogan: «Sida: le compte n’y est pas». Selon les activistes, la France devrait doubler sa contribution pour permettre au Fonds d’atteindre ses objectifs.

À ce jour, les programmes soutenus par le Fonds mondial ont sauvé 5,7 millions de vies en apportant un traitement ARV à 2,8 millions de personnes. Pour confirmer ces succès, le Fonds mondial a élaboré des scénarios de financement allant de 13 à 20 milliards de dollars US pour les trois prochaines années. Pourtant, près de 10 millions de personnes vivant avec le VIH sont en atteinte de traitement et pour deux personnes mises sous traitement, cinq autres sont infectées par le VIH.

Nicolas Sarkozy a également évoqué lors de son intervention l’idée d’établir une taxe sur les transactions financières afin de financer la lutte contre la pauvreté et la lutte contre les grandes épidémies, une revendication de longue date des activistes sida. 

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