Rapport — Alimentation sur ordonnance

C’est à l’occasion du sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui s’est tenu à Rome du 16 au 18 novembre que l’Alliance mondiale pour une meilleure nutrition(GAIN) a présenté un nouveau rapport disponible en ligne qui fait le point sur les programmes d’alimentation sur ordonnance appliqués à la prise en charge des patients VIH (PDF, 1,6Mo), assez peu documentés jusque là.

L’auteur a principalement concentré ses observations sur des initiatives lancées en Afrique australe et orientale, sous les auspices du PEPFAR.

Les entretiens menés pour réaliser ce premier état de l’art ont fait émerger un besoin réel de conseils et d’harmonisation des objectifs, normes et protocoles.

Ce type de programmes, loin de se limiter au simple apport de nourriture, propose trois orientations possibles, cumulables entre elles :

– la prise en charge nutritionnelle des patients mal et/ou sous alimentés pour améliorer leur état de santé général et renforcer l’efficacité des traitements;
– une prise en charge sociale plus large pour favoriser l’observance et protéger la cellule familiale;
– la mise en place d’activités génératrices de revenu pour encourager la réinsertion et le maintien de l’observance des patients dont la santé s’améliore.

Consensus 

Trois modèles d’organisation existent :

– l’intégration du volet nutritionnel dans la prise en charge clinique individuelle, par des médecins formés;
– le modèle précédent auquel on ajoute un volet de soutien élargi aux proches du patient;
– la prise en charge à base communautaire. Il s’agit souvent dans ce cas d’initiatives intégrées dans des programmes d’aide alimentaire non spécialisés.

Si la pratique est encore trop récente pour avoir déjà donné lieu à des recommandations au niveau international, divers points font consensus chez les acteurs de terrain :

– L’apport de nourriture ne suffit pas. ll doit s’accompagner de conseils et services complémentaires;
– L’alimentation sur ordonnance doit être considérée comme partie intégrante de la prise en charge clinique et prise en compte dans l’évaluation des résultats des traitement sur la base d’indicateurs médicaux objectifs;
– Elle doit pouvoir être gérée au niveau du patient, indépendament de la sécurité alimentaire de son foyer;
– Les cliniciens spécialisés pour le VIH doivent évaluer et tenir compte de l’état nutritionnel du patient dès sa première consultation puis en suivre l’évolution à chaque visite;
– Les autorités sanitaires devraient prendre l’initiative de développer protocoles et formations et d’intégrer systématiquement la prise en charge nutritionnelle dans les plans et normes nationales.

> Lire la page consacrée au rapport sur le site de l’Onusida.

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