Place des CSAPA référents pour la préparation à la sortie de prison

Nombreuses sont les personnes condamnées pour des faits directement ou indirectement liés à leur situation d’addiction. La prise en charge addictologique des personnes incarcérées s’est améliorée au fil des années mais de nombreux obstacles se présentent encore au moment de la sortie. Le travailleur social du CSAPA référent se trouve à la croisée des temps judiciaires, pénitentiaires et sanitaires (intra et extra muros) et tente de favoriser une bonne coordination entre chacun des acteurs.

Prise en charge de l’hépatite C en détention

L’arrivée des nouveaux antiviraux d’action directe (NAAD), plus efficaces et plus courts, devrait révolutionner le traitement des personnes incarcérées. Opportunité de traitement pour une population précaire et très souvent désinsérée socialement, la mise en œuvre reste difficile du fait de moyens humains et matériels insuffisants. Mélanie Bouteille-Gaillet de l’établissement pénitentiaire national de Fresnes (EPSNF) fait le point pour Swaps.

Comment l’emprisonnement est devenu une réponse à l’usage de drogues

Si
 la
 loi
 de
 1970
 ne
 contenait
 pas
 en
 elle-même
 de
 volonté
 de
 répondre
 au
 problème
 de
 la
 drogue
 par l’unique
 réponse
 carcérale,
 la
 pratique
 et
 les
 interprétations
 répressives
 de
 circulaires
 prises
 dans
 des moments
 de
 réaction
 publique
 passionnée
 ou
 de
 compétition
 électorale
 ont
 progressivement
 dégagé
 une tendance
 lourde
 à
 emprisonner
 les
 usagers
 de
 drogue.

Quelles priorités pour la RdR en prison?

Didier Jayle, professeur d’addictologie au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), s’interroge sur les conditions pratiques et les effets pervers possibles sur la santé des détenus d’un éventuel déploiement de programmes d’échanges de seringues en milieu carcéral français, en particulier le risque de voir exploser les injections de buprénorphine.