ViiV Healthcare obtient l’avis positif du CHMP pour Juluca en Europe

Paris, le 23 mars 2018 – ViiV Healthcare, laboratoire pharmaceutique entièrement dédié à la lutte contre le VIH, majoritairement détenu par GlaxoSmithKline et ayant comme partenaire Pfizer Inc. et Shionogi Limited comme actionnaire, a annoncé aujourd’hui avoir obtenu un avis positif du comité européen des médicaments à usage humain (CHMP) recommandant l’autorisation de mise sur le marché de Juluca (dolutégravir/rilpivirine) dans l’indication suivante : Juluca est indiqué dans le traitement de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1), chez l’adulte contrôlé virologiquement (ARN VIH-1 <50 copies/ml) sous traitement virologique stable depuis au moins 6 mois sans historique d’échec virologique et sans résistance connue ou suspectée aux inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse ou aux inhibiteurs d’intégrase.

Traitement de l’infection VIH: Les associations d’antirétroviraux à longue durée d’action, avantages et inconvénients

Alors que les progrès récents des traitements ont permis de faire évoluer l’infection VIH vers la maladie chronique, la nécessité d’une observance rigoureuse de la part des personnes vivant avec le virus encourage le développement de formulations de molécules antorétrovirales à longue durée d’action (ARVs-LA). Pour l’instant, les premières études évaluent une injection une fois par mois ou une fois tous les deux mois, mais le but est d’arriver à diminuer encore cette fréquence, tout en concervant intacte l’efficacité de la thérapie.

Mise à disposition de ODEFSEY®

ODEFSEY® est indiqué pour le traitement des adultes et des adolescents (âgés de 12 ans et plus, pesant au moins 35 kg) infectés par le virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) dépourvu de mutation connue pour être associée à une résistance à la classe des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI), au ténofovir ou à l’emtricitabine et présentant une charge virale = 100 000 copies/mL d’ARN du VIH-1.

Gilead continue de soutenir la recherche d’un traitement curatif du VIH

7,5 millions de dollars de dons permettront de soutenir 5 projets dont 4 aux Etats-Unis et 1 en France. En France, l’Institut de Génétique Humaine, le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l’Université de Montpellier ont été sélectionnés pour leurs recherches sur l’élimination du VIH persistant dans les lymphocytes T CD4 in vivo.

Les inhibiteurs de PD-1 dans la lutte contre le cancer et les maladies infectieuses

Comme beaucoup de grandes découvertes, la protéine PD-1 (Programmed-death 1) a été découverte par hasard par des équipes japonaises en 1992 et ses fonctionnalités ont été décrites dans la décennie qui a suivi: il s’agit d’un régulateur «négatif» de la réponse immune, qui permet de freiner de façon efficace la réponse immune lorsqu’elle fonctionne à grande vitesse… Cela explique que le blocage de PD-1 dans un cadre thérapeutique est à risque d’induire des maladies auto-immunes. 

Session plénière : Les facteurs de restriction du VIH

Les facteurs de restrictions sont des protéines antivirales naturelles limitant la multiplication virale. Elles inhibent directement ou indirectement certaines étapes de la multiplication virale, elles sont parfois constitutionnellement produites ou inductibles par l’Interféron, certaines sont assez spécifiques de virus particuliers et d’autres ont un large spectre, elles sont invariantes au sein d’un même individu, et elles évoluent rapidement (fortes différences inter-espèces). 

Revue systématique sur le dépistage de la tuberculose avec les 4 critères OMS

Depuis 2011, l’OMS recommande  la recherche de quatre symptômes (toux active, perte de poids, sueurs nocturnes et fièvre) pour exclure une tuberculose active (TB) avant le début d’un traitement préventif de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Cette étude est une revue systématique de la littérature pour évaluer la performance du dépistage d’une TB maladie chez les patients traités par antirétroviraux.

La résistance virale toujours d’actualité à l’IAS

Il n’y a pas que les associations de lutte contre le sida qui résistent… Il y a aussi le VIH! La question des mutations de résistance du VIH en filigrane de tous les débats sur les stratégies de traitement ARV dans cet IAS de Paris, 9e de l’histoire. Que ce soit en induction, en seconde ligne, en allègement, au Nord comme au Sud, en thérapeutique comme en préventif (PrEP). Avec le questionnement de la transmission croissante de souches résistantes dont la prévalence se compte désormais à deux chiffres dans nombre de pays. 

Pas d’augmentation du réservoir viral ou de l’inflammation résiduelle en cas d’allègement thérapeutique 4 jours par semaine dans l’étude ANRS162-4D

Il y a 1 an, les résultats d’efficacité virologique (96 % à S48) d’allègement thérapeutique par 4 jours consécutifs de traitement par semaine étaient présentés (étude ANRS162-4D). Un poster détaille ce jour l’impact de cet allègement sur les marqueurs de réservoir viral et de l’inflammation dans cette même étude.

ARV en injection: Cabotégravir plus rilpivirine, l’étude LATTE-2 à la 96e semaine

L’efficacité de l’association par voie orale, cabotégravir et rilpivirine (CAB + RPV) a été démontrée à S144 dans l’étude LATTE-1. Les données de LATTE-2 à S48 ont permis de mettre en place l’évaluation du schéma CAB long acting (LA) + RPV LA en intramusculaire toutes les 4 ou 8 semaines dans les études de phase III.

Edito : La première impression est-elle la bonne ?

Que retenir, avant que d’en avoir tout oublié, de l’ouverture de cette 9e conférence de l’IAS, la grand-messe trans-science, trans-culturelle, trans-politique de la lutte contre le sida, légèrement moins dépendante de l’impérialisme US que la CROI? Une conférence couverte comme il se doit par l’équipe du ejournal, pour une fois non jetlaguée, et dont les textes sont aussi disponibles sur Vih.org.

Efficacité d’une troisième ligne de traitements antirétroviraux dans les pays du Sud

Pour la première fois, des chercheurs démontrent l’efficacité d’un traitement antirétroviral de 3e ligne en Afrique subsaharienne. La cohorte ANRS THILAO est menée sous la double responsabilité du Pr Serge Eholie du Site ANRS Côte d’Ivoire, CHU de Treichville et du Dr Roland Landman, Hôpital Bichat AP-HP et Institut de Médecine et d’Epidémiologie Appliquée, Paris, avec leurs collègues de l’Inserm et de l’AP-HP.