Hépatite C, traitements actuels et futurs

L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) touche 3% de la population mondiale. La mortalité directement liée au VHC est estimée à environ 250000 à 350000 personnes par an. La prévention des complications de l’hépatite chronique C (HCC) repose sur le traitement antiviral, soit par la combinaison interféron pégylé alpha (PEG-IFN) et ribavirine (RBV), soit par la trithérapie, PEG-IFN, RBV et l’un des deux inhibiteurs de la protéase de première génération du VHC, télaprévir (TVR) ou bocéprévir (BOC).

Pipes à crack : historique et mise en place des nouveaux outils

Le partage du matériel d’injection entre usagers de drogues (UD) constitue la première cause de contamination par le VHC dans les pays industrialisés, mais ce risque est bien documenté dans la littérature et a été pris en compte dans la mise en oeuvre de la politique de réduction des risques (RdR). La transmission du VHC par le biais de la consommation de crack, et plus particulièrement du partage des pipes à crack, constitue un débat d’actualité dans la littérature internationale particulièrement pertinent, dans un contexte d’augmentation de la consommation de cocaïne base (free base ou crack) en Europe et en France.

Prévalence de la fibrose hépatique chez les usagers de drogues fréquentant les Caarud et Csapa d’Ile-de-France

En France, la première cause de contamination par le virus de l’hépatite C (VHC) reste le partage du matériel contaminé entre les usagers de drogues (UD). Selon l’étude InVs-ANR Coquelicot, en 2004, la prévalence du VHC parmi les UD est de 59,8% et passe à 72,5% chez les usagers de crack. Un grand nombre d’UD infectés ne sont pas soignés, par peur du traitement, des examens ou encore parce qu’ils en sous-estiment la gravité. L’utilisation du FibroScan® permet une évaluation non invasive de la fibrose hépatique et aussi de passer du dépistage, stade auquel souvent les UD arrêtent leur démarche de soin, au stade de diagnostic, plus parlant.

Impact des pratiques d’injection sur l’incidence de l’hépatite C chez les usagers de drogue

L’impact de l’hépatite C pour les consommateurs de drogue est majeur et ne régresse pas ou peu. La rapidité de l’infection en début de carrière de consommation et le niveau de prévalence posent la question des stratégies de réduction des risques classiques et les éléments scientifiques manquent. C’est pourquoi l’analyse groupée de six études réalisées au Royaume-Uni apporte des éléments intéressants sur l’impact des deux services de base de la prévention de l’hépatite C que sont les programmes d’échange de seringues (PES) et les traitements de substitution.

Le congrès de l’EASL à Amsterdam met le VHC sur orbite

Ce n’est pourtant «qu’une» conférence européenne, L’EASL, 48éme meeting de l’European Association For the Study of the Liver, sise dans la capitale du coffee shop , des bicyclette fleuries et  «des marins qui chantent les rêves qui les hantent», Amsterdam. Pourtant au-delà des 9612 participants (record historique), des 1468 abstracts dont 130 communications orales et 21 late breakers, il règne, au RAI Convention Centre, lieu engoncé entre autoroute et réseau ferré, aussi accueillant qu’un supermarket de la Friseland, une effervescence sans précédent dans l’histoire de l’hépatite C. Bref le congrès «où il fallait être».

Un nouveau cadre de recommandations pour la co-infection VIH/VHC

C’est une première dans l’histoire de la co-infection VIH/VHC : Quatre sociétés savantes, la Société Française Nationale de Médecine Interne (SNSMI), la Société Française de Lutte contre le Sida (SFLS), l’Association Française pour l’Etude du Foie (AFEF), et la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF), ont, via un comité d’organisation et un comité de relecture, rédigé un cadre de recommandations très précis sur «l’utilisation des inhibiteurs de protéases de première génération du VHC chez les patients co-infectés de génotype 1» (PDF, 606Ko).

L’IPLH, vingt pays francophones contre les hépatites en Afrique

L’Initiative Panafricaine de Lutte contre les Hépatites (IPLH) regroupe à ce jour vingt pays francophones. «Cette initiative indépendante est animée par un ensemble de bénévoles (…) qui ont décidé de mettre en commun leurs expériences et expertise.» Une mobilisation collective et un engagement contre une maladie chronique qui touche aujourd’hui plus de 65 millions d’Africains.

La coinfection tuberculose/VIH à la conférence ICASA 2011

Selon le dernier rapport de l’OMS en 20101WHO Report 2010, Global Tuberculosis control, le fardeau mondial de la tuberculose était estimé à 8.8 millions de nouveau cas annuels de toutes formes de tuberculose, dont 1.1 million de décès. La coinfection TB-VIH concernait 1.1 million de cas dont 350 000 décès demeurant plus qu’une question d’actualité.

Interféron pégylé en stylo injecteur: le ViraferonPeg® sur la sellette

Dans un article en date du 8 février, Libération révèle qu’un dysfonctionnement du ViraferonPeg®, le stylo injecteur d’interféron pégylé de Merck utilisé dans le traitement de l’hépatite virale C, a été signalé en février 2011 au laboratoire et que cette alerte est restée sans suite. Revue de web.

Asunaprévir, daclatasvir, ézétimibe: de nouveaux médicaments à l’essai contre le VHC

Etude clinique ajoutant un hypolipémiant, l’ézétimibe, au traitement standard ribavirine/interféron pégylé. Essai de phase IIa associant un inhibiteur de la protéase NS3, l’asunaprévir, et un inhibiteur du complexe de réplication NS5A, le daclatasvir. Une meilleure connaissance des caractéristiques du virus de l’hépatite C a permis le développement de nouvelles voies thérapeutiques.

CirrhoMètre: un test sanguin non invasif pour le diagnostic de la cirrhose

Le Cirrhomètre est le premier test sanguin non invasif qui permet le diagnostic de cirrhose hépatique. Dans 75% des cas, il affirme ou exclut la cirrhose avec une fiabilité supérieure à la ponction biopsie hépatique (PBH). Un article du Quotidien du Médecin effectue un point sur cet outil diagnostic, breveté par le CHU d’Angers.