Quels seront les bénéfices à long terme des nouveaux traitements de l’hépatite C?

Depuis 2013, de nouvelles molécules ont reçu une autorisation de mise sur le marché dans le traitement de l’hépatite C, et à la fois leur prix et les typologies des patients à traiter ont été au cœur des débats. Mais l’amélioration obtenue permet de nuancer et relativiser leur poids financier grâce à un impact positif pour les patients.

SFLS 2014: Le VHC dans les 20 ans à venir

Nous avons aujourd’hui les connaissances (épidémiologie, modes de contamination), les méthodes de dépistage avec les TRODs dont certains sont excellents et des traitements antiviraux avec une efficacité qui s’est considérablement améliorée ces dernières années  et des taux de guérison virologique qui sont de l’ordre de 90 – 95 % en 2014. 

Médecins généralistes: Acteurs clés du dépistage

Proposer un dépistage conjoint du VIH et des hépatites B et C à tout consultant âgé de plus de 18 ans et n’ayant encore jamais fait de test auparavant, telle était la mission de 66 médecins généralistes de Gironde et du Nord. Le but : étudier la faisabilité d’une telle pratique et renforcer le dépistage en population générale.

Une nouvelle priorité à l’ANRS: « HBV Cure »

Le virus de l’hépatite B représente un problème majeur de santé publique avec 250 millions de porteurs chroniques de ce virus dans le monde et 300.000 en France. Grâce aux traitements antiviraux actuels, il est maintenant possible d’obtenir une virosuppression du VHB (ADN indétectable) chez la majorité des patients et de réduire le risque de cirrhose ou de carcinome hépatocellulaire. Mais aujourd’hui, le défi à relever est la guérison virologique. C’est pourquoi, l’ANRS a décidé d’en faire une des priorités de l’agence et met en place l’Action coordonnée 34 «HBV Cure».

Les recommandations d’experts pour la prise en charge des personnes infectées par le VHB ou le VHC en 2014

A l’occasion de la Journée nationale de lutte contre les hépatites du 19 mai 2014, l’ANRS et l’Association Française pour l’Etude du Foie (AFEF) ont présenté le premier «Rapport sur la prise en charge des personnes infectées par les virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C».

Hépatite C, traitements actuels et futurs

L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) touche 3% de la population mondiale. La mortalité directement liée au VHC est estimée à environ 250000 à 350000 personnes par an. La prévention des complications de l’hépatite chronique C (HCC) repose sur le traitement antiviral, soit par la combinaison interféron pégylé alpha (PEG-IFN) et ribavirine (RBV), soit par la trithérapie, PEG-IFN, RBV et l’un des deux inhibiteurs de la protéase de première génération du VHC, télaprévir (TVR) ou bocéprévir (BOC).

Pipes à crack : historique et mise en place des nouveaux outils

Le partage du matériel d’injection entre usagers de drogues (UD) constitue la première cause de contamination par le VHC dans les pays industrialisés, mais ce risque est bien documenté dans la littérature et a été pris en compte dans la mise en oeuvre de la politique de réduction des risques (RdR). La transmission du VHC par le biais de la consommation de crack, et plus particulièrement du partage des pipes à crack, constitue un débat d’actualité dans la littérature internationale particulièrement pertinent, dans un contexte d’augmentation de la consommation de cocaïne base (free base ou crack) en Europe et en France.

Prévalence de la fibrose hépatique chez les usagers de drogues fréquentant les Caarud et Csapa d’Ile-de-France

En France, la première cause de contamination par le virus de l’hépatite C (VHC) reste le partage du matériel contaminé entre les usagers de drogues (UD). Selon l’étude InVs-ANR Coquelicot, en 2004, la prévalence du VHC parmi les UD est de 59,8% et passe à 72,5% chez les usagers de crack. Un grand nombre d’UD infectés ne sont pas soignés, par peur du traitement, des examens ou encore parce qu’ils en sous-estiment la gravité. L’utilisation du FibroScan® permet une évaluation non invasive de la fibrose hépatique et aussi de passer du dépistage, stade auquel souvent les UD arrêtent leur démarche de soin, au stade de diagnostic, plus parlant.