Cohorte OPERA: bithérapie DTG/RPV versus trithérapie standard en «vraie vie»

L’objectif principal de cette étude de cohorte nord-américaine était de comparer l’efficacité et la durabilité de la bithérapie dolutegravir/rilpivirine (DTG/RPV ou 2-DR, «2-drug regimen») versus une trithérapie standard (3-DR, «3-drug regimen») dans les conditions de la «vraie vie».

Les données sont issues de la base OPERA (105 643 PVVIH ; 148 villes aux Etats-Unis et à Porto Rico) au 12 Juillet 2019. Étaient inclus des patients VIHVIH Virus de l’immunodéficience humaine. En anglais : HIV (Human Immunodeficiency Virus). Isolé en 1983 à l’institut pasteur de paris; découverte récemment (2008) récompensée par le prix Nobel de médecine décerné à Luc montagnier et à Françoise Barré-Sinoussi.
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-1 avec une CV indétectable < 50 copies/ml ayant initié une bithérapie DTG/RPV ou une trithérapie (DTG, EVG, RAL, DRV, RPV ou ATV + 2 INTIINTI Les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH ou INTI, sont des composés de synthèse utilisés dans le traitement du VIH et des hépatites.
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, boosté ou non boosté) entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018. Les critères d’évaluation ont porté sur la survenue d’un échec virologique (2 CV consécutives ≥ 200 copies/ml ou 1 CV ≥ 200 copies/ml et arrêt du traitement), sur l’efficacité virologique (dernière CV < 50 ou 200 copies/ml) et sur les arrêts/modifications de traitement.

Les résultats portent sur 545 patients dans le bras 2-DR et 5 524 dans le bras 3-DR, avec des différences notables sur le profil des patients inclus (tableau 1 ci-dessous): les patients sous bithérapie étaient plus âgés, vivaient plus souvent dans le sud des États-Unis, étaient plus volontiers d’origine hispanique et présentaient plus de comorbidités. Ceux sous trithérapie étaient plus jeunes, d’origine afro-américaine et avec des antécédents de syphilis.

Les patients sous DTG/RPV ont présenté moins d’arrêt de traitement et avaient tendance à avoir une meilleure suppression virologique en comparaison aux patients sous trithérapie (figure 1).

Les échecs virologiques ont été peu fréquents et comparables entre les deux bras (figure 2)

Au total, cette étude en « vraie vie » montre que chez des patients prétraités en succès virologique et initiant une bi- ou une trithérapie, il n’existe pas de différence en terme de survenue d’un échec virologique sur les 18 mois de suivi .

Bibliographie

D’après Pierone G et al., poster 491, actualisé, CROICROI «Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections», la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes annuelles où sont présentés les dernières et plus importantes décision scientifiques dans le champs de la recherche sur le VIH.
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2020.

Cet article a été publié dans la Lettre de l’infectiologue consacrée à la CROI 2020. Nous le reproduisons avec leur aimable autorisation.