L’association ASIGP-VIH s’insurge contre l’essai médical national IPERGAY.

L’association ASIGP-VIH, association de Suivi et d’Information des Gays sur la Prévention du VIH s’insurge contre le lancement, en France, de l’essai Ipergay à l’initiation de l’ANRS depuis Janvier 2012. (www.ipergay.fr).

 

Le but de l’essai

L’essai auquel Ipergay et l’ANRS proposent aux gays de participer a pour but d’évaluer, chez des gays/HSH exposés au risque de contamination par le VIH, une stratégie de prévention de l’infection par le VIH comprenant un traitement antirétroviral (Truvada® ou placebo de Truvada®) pris « à la demande », sur une durée pouvant aller jusqu’à 24 mois, le traitement étant pris uniquement pendant les périodes d’activité sexuelle. Le principe de cet essai serai d’évaluer une stratégie de prévention de l’infection par le VIH comprenant un traitement antirétroviral pré-exposition «à la demande» au sein de la communauté homosexuelle masculine exposée au risque
d’infection par le VIH. (source www.ipergay.fr)

 

Dangers d’infection

Pour mener à bien cette étude, certains volontaires prendront un
comprimé par jour de Truvada® (tenofovir + emtricitabine) et d’autres un placebo. L’effet placebo étant une obligation afin que l’étude puisse être validée scientifiquement. L’étude sera menée sur une durée pouvant aller jusqu’à 24 mois. Dans ce cas, les risques d’infection sont
donc évidents. L’ASIGP-VIH s’élève contre ceux qui oseraient prétendre qu’une seule vie foudroyée par le Sida serait le prix à payer pour faire avancer une phase clinique.

 

Résistance au traitement et risques de mutation du VIH

L’étude sera menée sur une durée pouvant aller jusqu’à 24 mois. L’ASIGP-VIH estime que l’on peut s’interroger sur le risque de multiplications de résistance au Truvada®. A ce jour, le Truvada® est utilisé en association avec d’autres médicaments, dans le traitement
des séropositifs. Jamais de façon isolée.

 

L’ASIGP-VIH dénonce donc le non-respect des droits et de la vie humaine de la nouvelle étude « IPERGAY » qui a pourtant démarré en
janvier 2012.

 

« La science n’est pas une roulette russe et les gays ne sont pas de la chair à canon !
Cette étude dépasse les limites de la recherche et du respect de la vie humaine »

Stéphane MINOUFLET,
Président de l’ASIGP-VIH

ipsum eget Donec commodo ut adipiscing ante. neque. pulvinar