Recherche — Deux études pour évaluer l’efficacité du test and treat

Cet article fait partie du Transcriptases n°147.

PopART

37 millions de dollars et un nom sexy, PopART. Le projet de Richard Hayes, professeur d’épidémiologie à la London School of Hygiene & Tropical Medicine vise à évaluer des stratégies innovante de prévention combine du VIH en Afrique. HPTN 071 (c’est son numéro) est notamment financé par l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses et la Fondation Gates. Plus d’un million de personnes (réparties en 24 communautés) pourront y participer en Zambie et en Afrique du Sud à partir de 2012. Il y aura trois bras : huit communautés recevront l’intervention PopART complète (proposition de dépistage en porte-porte à l’échelle de la communauté, puis proposition de circoncision aux hommes séronégatifs, et proposition de débuter les ARV aux personnes séropositives) ; huit autres recevront les interventions PopArt sauf le traitement qui sera donné selon les recommandations nationales ; huit enfin recevront le standard actuel de soin. 60 000 adultes seront suivis pendant 2 ans pour mesurer l’impact sur l’incidence. PopART succède à HPTN 052 et au Projet Accept (HPTN 043), qui a montré qu’une mobilisation des communautés et un programme mobile de dépistage et de counselling mobile pouvaient améliorer les taux de dépistage dan les communautés rurales.

ANRS-Tasp

De son côté, l’ANRS poursuit le lancement de la phase pilote (3 millions d’euros) de son essai ANRS-Tasp, qui évaluera l’acceptabilité et la faisabilité du « test and treat ». Cette phase doit concerne 15 % de la population totale de l’essai (qui incluera 40 000 personnes au total au KwaZulu Natal, une région rurale d’Afrique du Sud très fortement touchée par l’épidémie, avec une prévalence de plus de 20 %). Si cette phase est concluante, l’essai se poursuivra jusqu’en 2015, sous réserve d’obtenir les financements internationaux complémentaires. ANRS-Tasp proposera un dépistage du VIH systématique. Deux groupes de personnes seront ensuite aléatoirement distribués, en fonction de leur village : dans le premier groupe de villages, toutes les personnes séropositives se verront proposer une mise sous traitement immédiate ; dans le second groupe, les personnes recevront le traitement selon les recommandations sud-africaines. Toutes les personnes recevront une large gamme de moyens de prévention. Les chercheurs sont François Dabis (Université Bordeaux II) et Marie-Louise Newell (Université du KwaZulu Natal), tandis que Bernard Hirschel préside le conseil scientifique de l’essai. L’essai devait commencer courant janvier 2012.

Cet article fait partie du Transcriptases n°147.

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