Rapport — 4 millions de personnes sous ARV au Sud

Le rapport de situation de l’OMS, l’Onusida et l’Unicef, «Vers un accès universel», publié mercredi 30 septembre, souligne les progrès, mais également les manques importants de la riposte mondiale au VIH/sida.

Titré «Vers un accès universel» (voir ci-dessous pour le télécharger), le rapport rappelle que des progrès considérables ont été accomplis en 2008 pour élargir l’accès aux services de prévention, de traitement et de soins dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Fin 2008, plus de 4 millions de personnes y suivaient un traitement antirétroviral, ce qui représente une augmentation de plus d’un million (36%) par rapport à fin 2007 et une multiplication par dix ces cinq dernières années. La tuberculose demeure la principale cause de mortalité chez les personnes vivant avec le VIH.

Pourtant, plus de 5 millions de personnes n’ont pas accès à un traitement antirétroviral. Les populations les plus exposés au VIH, comme les consommateurs de drogues injectables, les professionnel(le)s du sexe et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH), y compris dans les pays qui connaissent une épidémie généralisée, continuent de se heurter à des obstacles techniques, juridiques et socioculturels qui compromettent leur recours aux services de soins de santé.

Des minorités exposées

Toujours dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, le pourcentage médian d’hommes ayant affirmé qu’ils avaient utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport anal avec un partenaire masculin était d’environ 60%. 

En ce qui concerne les usagers de drogues, le nombre médian de seringues distribuées par consommateur de drogues injectables dans le cadre des programmes d’échange était d’environ 24,4 en Europe et Asie Centrale et de 26,5 en Asie de l’Est, du Sud et du Sud-Est. L’objectif recommandé par la communauté internationale est de 200 seringues par usager et par an. 

PTME

Les femmes et les enfants en bas âge sont toujours particulièrement exposés. En 2008, seul 45% des femmes enceintes séropositives dans les pays à revenu faible ou intermédiaire avaient reçu des antirétroviraux pour la prévention de la transmission mère-enfant (PTME), contre 35% en 2007 et 10% en 2004. Un geste ponctuel qui permettrait pourtant d’éviter plusieurs centaines de milliers de contaminations chaque année. L’Afrique subsaharienne concentre 91% du nombre estimé des femmes enceintes vivant avec le VIH ayant besoin d’antirétroviraux. 

Le dépistage virologique précoce des nourrissons est essentiel pour diagnostiquer l’infection et apporter un traitement et des soins à l’enfant. Dans 41 pays qui ont transmis des données, seulement 15% des nourrissons nés de mères séropositives ont été testés pour le VIH pendant les deux mois suivant l’accouchement.

Dépistage

Le pourcentage médian de répondants séropositifs qui ont indiqué s’être fait dépister est passé d’environ 15% (2005-2006, 12 pays) à 39% (2007-2008, sept pays). Malgré cette expansion du dépistage, la connaissance du statut sérologique demeure médiocre. 

Système de santé

En conclusion, le rapport appelle entre autre à l’intégration des programmes de VIH dans des systèmes de santé plus larges, afin d’assurer le financement de la riposte face au VIH. Des systèmes de santé solides et la poursuite des synergies avec les investissements en faveur des programmes de lutte contre le VIH sont essentiels pour parvenir à un accès universel aux services de prévention, de traitement et de soins du VIH. Dans 66 pays à revenu faible ou intermédiaire, le nombre total d’établissements de santé assurant ces services a enregistré une croissance d’environ 35% en un an.

À lire en anglais 

> Télécharger le rapport sur le site de l’OMS (en anglais) (PDF, 3,1Mo).
> Lire le communiqué de presse de l’OMS (en anglais).

À lire en français

> Les points essentiels du rapport sur le site de l’OMS (en français) (PDF, 100Ko).
> La fiche d’information sur les progrès dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, par région (en français) (PDF, 100Ko).
> Le résumé analytique du rapport (PDF, 439Ko).

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