02.02.17

Les années 1990 constituent un moment charnière pour l’offre de drogues en France. La rupture la plus importante concerne l’arrivée massive de la cocaïne latino-américaine sur le Vieux continent, tandis que les trafics d’héroïne, affectés par l’introduction des traitements de substitution en 1996, amorcent un déclin, qui ne sera toutefois pas définitif du fait de la persistance d’usages d’opiacés moins visibles que dans les années 1980. En outre, le marché de la résine de cannabis se pérennise, tandis qu’un certain nombre de signes annoncent des mutations, portant notamment sur le phénomène croissant des cultures industrielles de marijuana.

Par Michel Gandilhon, OFDT
19.01.17

La réduction des risques (RdR) ne s’est pas insérée sans heurts dans le paysage thérapeutique français et, réalisée après vingt ans de retard par rapport aux premières initiatives en Europe, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, la greffe fut plutôt douloureuse. Vingt ans après l’institutionnalisation de la substitution et la mise sur le marché du Subutex® (au 1er janvier 1996), la RdR reste paradoxalement cantonnée dans un statut semi-expérimental que les diverses évolutions législatives depuis n’ont pas vraiment contribué à clarifier.

Par Alexandre Marchant, ENS, Cachan
05.01.17

À Paris, se sont tenues les 18 et 19 novembre 2016 les journées «Controverses, consensus et perspectives sur 20 ans de traitement de l’addiction aux opioïdes». Pour prendre toute la mesure de l’exception française en matière de traitements pharmacologiques de l’addiction aux opiacés (en France, méthadone et buprénorphine) ou french paradox, Jean-Pierre Daulouède nous invite à revenir 20 ans en arrière.

04.01.17

À l’image de l’UNGASS 2016, le consensus international autour de la «guerre à la drogue» semble affaibli, même si le paradigme prohibitionniste reste le référentiel dominant. En France, la loi de 1970 continue de faire débat, bien que toutes les propositions de réforme, d’initiative parlementaire ou intragouvernementale, soient restées sans suite.

Par Ivana Obradovic, OFDT
14.12.16

Entre les fantasmes et une réalité souvent complexe, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) s’efforce depuis plus de 20 ans, en s’appuyant sur ses propres enquêtes et sur les données produites par d’autres institutions, de rendre lisibles ces phénomènes de manière réactive et, lorsque c’est possible, de les quantifier.

Par François Beck, OFDT
13.10.16

La première salle de consommation à moindre risque en France a été inaugurée à Paris le 11 octobre par la ministre de la santé, Marisol Touraine, et la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo.

Par Charles Roncier, vih.org

A LIRE SUR LE WEB