DOLULAM, étude monocentrique  a évalué l’efficacité et la tolérance d’un switch pour une bithérapie DTG 50 mg/3TC 300 mg en une prise par jour chez des patients virologiquement bien contrôlés depuis 12 mois ou plus. Entre octobre 2014 et avril 2015,  27 patients dont 7 femmes ont été  inclus. L’âge médian était de 59 ans. Ces patients avaient un nadir médian des CD4 à 167/mm3, avec un pic de charge virale à plus de 100 000 copies/mL Ces patients étaient lourdement prétraités avec une médiane de traitement de 215 mois (22-329). Les derniers traitements associaient : IP/r 81 %, TDF 48 % et RAL 26 % sur une médiane de 51 mois (13-108). La médiane des CD4 à 601 cellules/mm3, 41 % prenaient des hypolipémiants. Dix patients soit 37 % étaient porteurs d’une mutation M184V retrouvée sur un génotype réalisé préalablement au switch.

Tableaux

Les résultats à 2 ans (tableaux) ne mettent pas en évidence d'échec virologique : un seul patient a présenté un “blip” et deux patients ont arrêté la bithérapie en raison d'une asthénie. L'augmentation du taux de CD4 entre l'inclusion et S104 est de + 23 cellules/mm3 et de + 0,07 pour le ratio CD4/CD8, le DFGe est quant à lui resté stable (– 6 ml/mn/1,73 m2). La majorité de ces patients lourdement prétraités ont exprimé leur satisfaction devant la simplification de leur régime thérapeutique. Ces résultats obtenus chez des patients avec un niveau d'adhérence excellent et dans le cadre rigoureux d'un essai clinique demandent évidemment à être confirmés sur un échantillon plus important de patients.

Gilles Pialoux et l'équipe du e-journal, Jean-Philippe Madiou, Guillaume Gras et Valérie Martinez, couvrent à Paris la 9e conférence de l'IAS, du 23 au 26 juillet 2017.