Le bictégravir (BIC) actuellement en phase III est développé dans le cadre d’STR en association avec le TAF et le 3TC. Sa biodisponibilité est correcte (70%) et sa liaison au protéines plasmatique est très forte (99%). Il est métabolisé et éliminé principalement par voie hépatobiliaire alors que l’élimination rénale ne concerne que 1% de la clairance de la molécule mère.. Il est ainsi substrat des CYP3A4 et de l’UGT 1A1. Cela en fait, une ’’victime’’ potentielle de diverses interactions médicamenteuses notamment avec les inducteurs et les inhibiteurs du métabolisme, nombreux parmi les traitements (ARVs et autres) couramment prescrits à nos patients. Des adaptations de posologie seront donc à prévoir, le cas échéant.

N’oublions pas non plus, la sensibilité des INSTIs aux anti-acides cationiques qui impose un delai de 2h au moins avec l’administration de BIC.  Les insuffisances fonctionnelles modérées des principaux émonctoires, foi et reins, n’ont pas de conséquences cliniques. Une demi-vie d’élimination dose indépendante de 18h conduit à envisager une posologie en dose unique journalière. Fort heureusement il n’a pas été observé, mais on pouvait s’y attendre, d’interaction avec TAF et 3TC, ce qui laisse le champ libre a un possible STR. Après avoir dit que la posologie choisie de BIC pour les phases III est de 50 mg/j (associé à 200 mg de 3TC et 25 mg de TAF) et que la biodisponibilité est améliorée par la formulation STR, on remarquera que c’est probablement plus par la virologie que par la pharmacologie que le BIC pourrait présenter des originalités dans cette classe d’ARVs.

Bibliographie

Custodio JM et al, Abstract 40

Le e-journal de Edimark, en direct de Seattle, pour la CROI 2017, avec Gilles Pialoux, rédacteur en chef de Vih .org.