L'ANRS et le CNS ont eu en particulier pour mission de définir des recommandations pour que les personnes les plus vulnérables ou éloignées des systèmes de santé puissent être dépistées et bénéficier d'une prise en charge thérapeutique de leur hépatite C, ainsi que de déterminer l'évolution du rôle des réunions de concertation pluridisciplinaire.

Les deux institutions ont confié au Pr Daniel Dhumeaux la responsabilité de ce rapport. Afin de garantir le respect des principes d’impartialité, de transparence, de pluralité et du contradictoire, la méthodologie employée a reposée sur deux grands "blocs" distincts : d'un côté, six groupes de travail ont été chargés de décrire chacun l'état des lieux d'une thématique et de proposer des recommandations. De l'autre, un comité de validation et de synthèse indépendant a assuré la rédaction finale du rapport. Ce rapport est donc issu d’un travail collectif, et a été réalisé avec le concours de l’AFEF (Association française pour l'étude du foie).

Le rapport est organisé selon six chapitres. Le premier est dédié à l’organisation générale des soins, préventifs et curatifs, quels que soient les patients concernés. Les quatre suivants concernent plus spécifiquement des populations de patients ayant une prévalence élevée d’infection par le VHC ou en situation de vulnérabilité ou de précarité (personnes usagères de drogues, détenues, migrantes et étrangères et co-infectées par le VIH et le VHC), toutes marquées par des difficultés pour se protéger de l’infection ou de la réinfection et pour accéder à des soins appropriés. Le dernier chapitre explore les thèmes de la lutte contre l’infection par le VHC qui nécessitent un effort d’évaluation (pour apprécier les conséquences des mesures mises en œuvre dans le cadre de l’exten- sion des indications du traitement) ou de recherche (pour produire des connaissances nouvelles dans ce même contexte).