Alors que beaucoup d’efforts ont été déployés en Afrique subsaharienne, l’Afrique de l’Ouest est restée en marge du déploiement massif de programme de prévention et d’accès aux traitements. "Alors que d’énormes progrès ont été accomplis en quinze ans, c’est l’Afrique de l’Ouest et centrale qui subit la vague la plus forte de l’épidémie, où seulement 28 % des personnes ont accès à une trithérapie, contre 54 % dans d’autres zones africaines. "Nous lançons ici un appel à la société civile du monde entier et aux acteurs de la lutte contre le sida , pour que l’on n'oublie pas cette partie de l’Afrique", a plaidé Tita Isaac, coordinateur du réseau régional des personnes vivant avec le VIH . Un rapport de Médecins sans Frontières a également rappelé que l’Afrique de l’Ouest et centrale paye un très lourd tribut parmi sa jeunesse.

La zone représente 45 % du nombre global d’enfants vivant avec le VIH dans le monde. Et dans le même temps, 90 % d’entre eux n’ont pas accès à un traitement, laissés pour compte, et "abandonnés à leur mort", s’indignent, à juste titre les militants présents à Durban. Probablement une des infos les plus révoltantes de cette conférence. Et comme si cela n’était pas suffisant, les contextes homophobes et sexistes, propices aux violences envers les homosexuels et les femmes, font le lit de l’épidémie, dans des populations particulièrement vulnérables.

— Lire la suite du compte-rendu de la journée du 21 juillet 2016 sur Séronet: AIDS 2016: Pas de brexit à Durban!.