Les résultats montrent que, parmi les 104 patients co-infectés inclus, 95 % étaient des hommes, l'âge médian était de 36 ans et le taux médian de CD4 de 500 cellules/mm3. Une CV- VIH indétectable était retrouvée chez 94 % des patients. L'ARN-VHC était positif chez 89 % des patients avec une médiane à 6,2 log10 UI/ml. La répartition des génotypes est la suivante : GT1 (69 %), GT6 (26 %) et GT3 (5 %). Une fibrose modérée (F2) a été retrouvée chez 19 % des patients, sévère (F3) pour 10 % et 13 % de cirrhoses (F4). En analyse univariée, les facteurs associés au diagnostic de fibrose extensive (F3/F4) sont la consommation excessive d'alcool, la durée depuis le diagnostic de l'infection par le VHC, l'utilisation de NVP ou de LPV et le nadir de CD4. En mode multivarié, seule la consommation d'alcool ressort comme un facteur prédictif (OR=4,2; IC 95 % = 1,1-15,4).

Cette étude montre que près d'un quart des patients co-infectés dans cette cohorte se situent à un stade avancé de l'infection par le VHC - légitimant l'accès à un traitement anti-VHC sans délai. Au Vietnam, la séroprévalence du VHC est de l'ordre de 1 à 6 % de la population générale et est considérablement plus élevée (jusqu'à 90 %) chez les usagers de drogues injectables (UDI). Ces derniers, malgré les efforts menés ces dernières années, représentent toujours la grande majorité des PPVIH au Vietnam.

(Vu Hai V et al. Poster PJ346)

La lettre de l'Infectiologue et Vih.org s'associent pour couvrir l’AFRAVIH 2016.