L’enquête Coquelicot réalisée auprès des usagers de drogues fréquentant les Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et les CAARUD montre que les principaux produits psychoactifs illicites consommés au cours du dernier mois sont le crack (33%) et le chlorhydrate de cocaïne (poudre) (28%)1. Les données de cette même étude montrent que la séroprévalence globale du VIH est de 10% et celle du VHC de 44% chez les usagers de drogues. Il semblerait que parallèlement à l’épidémie de VIH qui a connu une décroissance importante depuis les années 1990 avec l’accès aux traitements de substitution aux opiacés (TSO) et aux programmes échange de seringues (PES), la prévalence du VHC n’a pas connu de diminution marquée chez les usagers de drogues (UD). Les pratiques à risque qui favoriseraient la circulation du VHC ont un lien avec la consommation de stimulants dont la cocaïne. En effet, par leurs propriétés psychostimulantes et leur durée d’action courte dans l’organisme, ces substances conduisent à une fréquence de consommation plus élevée qu’avec les opiacés d’où un risque majoré23.

Par extrapolation des données nord-américaines, 5% des usagers de cocaïne entre 15 et 44 ans deviendraient dépendants dans la première année d’usage et environ 20% à long terme4. Les drogues psychostimulantes comme la cocaïne sont caractérisés par un cycle clinique comprenant des symptômes d’allure maniaque (euphorie), syndrome de sevrage, besoin irrépressible de consommer (craving), déni du trouble, trouble de la prise de décision et consommation de produit malgré la connaissance des conséquences négatives5. Une revue de la littérature montre que les consommateurs de cocaïne ou de crack ont des taux de mortalité quatre à huit fois plus élevés que la population générale6. Pourtant, il est reconnu que peu d’interventions dédiées aux consommateurs de cocaïne ont montré des résultats satisfaisants et qu’il n’existe pas de «gold standard» pharmacologique7. Et, à la différence des opiacés, il n’existe aucun traitement de substitution8, même si les dérivés amphétaminiques à longue durée d’action pourraient avoir des effets positifs sur les sujets dépendants à la cocaïne9. Il apparaît qu’une modification des usages de drogues ainsi qu’un accès limité aux soins pour les hépatites créent un important besoin de nouvelles stratégies de prévention de la transmission du VHC et autres complications liées à l’usage de drogue.

Interventions pour les consommateurs problématiques decocaïne/crack

Une récente revue de la littérature sur la prévention secondaire et les interventions thérapeutiques actuelles pour les consommateurs problématiques de cocaïne a montré des résultats mitigés10.

Du côté de la prévention, des interventions psychosociales ou comportementales ont montré leur efficacité en termes de réduction des pratiques à risque de VIH dans certaines populations1112. D’autres dispositifs permettent de réduire les risques liés à l’usage de cocaïne par voie intraveineuse tels que les salles de consommations de drogues à moindres risques et sembleraient pouvoir être appliqués aux consommateurs par voie intranasale ou inhalée (forme base)13. La distribution de matériel stérile, à usage unique ou plus adapté pour les consommateurs de cocaïne par voie inhalée ou intranasale permet également de diminuer les pratiques à risque de VIH et de VHC14. Concernant les interventions thérapeutiques, il y en a trois types: la prise en charge psychosociale, les traitements adjuvants et les traitements pharmacologiques de la dépendance à la cocaïne. La prise en charge psychosociale existe sous plusieurs formes avec des niveaux d’efficacité différents. Les auteurs citent la thérapie cognitivo-comportementale (TCC)15 qui reste aujourd’hui l’un des traitements de référence pour la dépendance à la cocaïne (prévention de rechute, réduction des risques)16 mais qui n’a pas montré de preuve d’efficacité suffisante17, les entretiens motivationnels (pendantlaphasedesevrage)18,lemanagement ou la gestion des contingences (thérapie comportementale fondée sur le renforcement positif)19 et les sevrages thérapeutiques résidentiels20. Les traitements adjuvants ont montré des résultats mitigés tels que l’acupuncture, les médicaments anti-craving, la stimulation cérébrale.

Aujourd’hui les espoirs se tournent vers des traitements pharmacologiques pour la dépendance à la cocaïne. C’est pourquoi de nombreuses molécules sont à l’essai, sur la base théorique de trois différentes approches: l’approche pharmacodynamique ou l’impact de la cocaïne sur le système de récompense et sur les neurotransmetteurs impliqués dans la neurobiologie du trouble21, l’approche substitutive avec l’utilisation d’agonistes pharmacologiques et l’approche pharmacocinétique avec l’immunothérapie dynamique2223.

Médicaments agissant sur les mécanismes biologiques de la dépendance à la cocaïne

Les agents glutamatergiques tels que le N-acétyl-cystéine ont montré des résultats mitigés, même si un essai récent a montré l’intérêt d’en prescrire à haut dosage après un temps d’arrêt de la cocaïne. Le modafinil, à la fois glutamatergique et GABAergique, n’a pas montré d’efficacité supérieure au placebo dans différentes études, même si les espoirs se tournaient vers des sujets de sexe masculin, dépendants à la cocaïne, ayant une consommation excessive d’alcool2425, le topiramate présente des résultats mitigés et ceux sur l’acamprosate ou la mémantine ont été largement négatifs. Les méta-analyses sur les agents gabaergiques (vigabatrine, baclofène, tiagabine) ne montrent pas de preuve d’efficacité26. Le baclofène pourrait être testé à hautes doses comme agent de la prévention de la rechute. Parmi les agents dopaminergiques, le disulfiram a montré des résultats positifs mais présentent un certain nombre d’effets indésirables. Le bupropion, la lévodopa ainsi que les antidépresseurs n’ont pas montré d’efficacité. Les antipsychotiques dont la rispéridone, l’olanzapine, la quétiapine ou l’aripiprazole n’ont pas montré de résultats positifs pour la dépendance à la cocaïne27. La piste des combinaisons médicamenteuses est en cours d’évaluation.

Traitements agonistes dits «de substitution»

Il s’agit des traitements indiqués dans les troubles du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH). Aux étatsUnis, la dexamphétamine et la lysdexamphétamine et, en France, le méthylphénidate sont utilisés. Il est important de noter que 30% des sujets dépendants à la cocaïne ont des antécédents de TDAH.

Immunothérapie

Comme la vaccination curative, elle consiste à induire la production d’anticorps anti-cocaïne qui permettrait de réduire l’euphorie, le craving, et donc la consommation de cocaïne. Cependant, les résultats seraient positifs seulement dans des sous-populations avec des effets de courte durée28. Différentes équipes travaillent sur des vaccins, des anticorps monoclonaux pour gérer les surdosages et sur des enzymes métabolisant la cocaïne.

Espoirs tournés vers des traitements agonistes pour la dépendance à la cocaïne

Il semblerait que les personnes dépendantes à la cocaïne qui ne répondent pas à la psychothérapie de référence soient caractérisées par un déficit en certains neurotransmetteurs (tels que la dopamine) impliqués dans les processus neurobiologiques des addictions et qu’il serait pertinent de proposer des traitements dits «de substitution»29. Il a été montré que parmi des individus dépendants à la cocaïne, en plus du déficit dopaminergique, les nonrépondants à la TCC avaient une histoire de consommation de cocaïne beaucoup plus longue que les répondants30. Les premières études réalisées chez le singe ont montré que l’administration prolongée de d-amphétamine permettait de réduire la tolérance à la cocaïne31. D’autres études sur l’homme ont mis en évidence la capacité des dérivés amphétaminiques à diminuer la prise de cocaïne chez des usagers de drogues3233. Une revue de la littérature suggère que la recherche sur les traitements agonistes tels que les analogues amphétaminiques pour la dépendance à la cocaïne pourrait permettre d’identifier des agents thérapeutiques efficaces34. Une publication sur les médicaments actuellement en essai clinique de phase II pour la dépendance à la cocaïne donnent les sels d’amphétamines comme le traitement le plus prometteur35. Il est reconnu que la mise en place d’essais cliniques plus larges, randomisés, incluant des populations plus homogènes et comparant à un placebo est nécessaire afin de répondre à cette question majeure de recherche clinique36. Le méthylphénidate (Ritaline®) a été identifié comme prometteur de par son profil mixte d’inhibiteur de la recapture de la dopamine à faible dose et libérateur de dopamine à forte dose37. Dans une étude expérimentale d’auto-administration, il est montré que, chez des consommateurs de cocaïne atteint de TDAH, le méthylphénidate (Ritaline®) diminuerait significativement les effets subjectifs positifs de la cocaïne ainsi que la fréquence des prises de cocaïne3839. Même si certaines études présentent des résultats négatifs pour le MPH dans la dépendance à la cocaïne et que ce traitement serait plus efficace pour les personnes dépendantes à la méthamphétamine, il est important de rappeler que ces traitements pharmacologiques doivent s’adresser à des personnes présentant une plus grande sévérité de la dépendance et doivent être administrés à des doses suffisamment élevées4041. De plus, la prise en compte de certains troubles tels que le TDAH doit permettre de guider le choix des molécules. L’idée de ces traitements est de permettre à des personnes dépendantes à la cocaïne, présentant des pratiques à risque très problématiques et en demande de soins d’accéder à un suivi médical adapté qui leur permette à la fois de réduire leur consommation de cocaïne et de rester dans les soins.

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