Des recommandations ont été publiées en octobre 2015 par un groupe d’experts médecins, scientifiques et associatifs pour définir les critères et les modalités de prescription et de suivi de la PreP .

Gays et HSH

Pour les gays et HSH, la Prep est recommandée pour les personnes non infectées par le VIH présentant les critères suivants :

  • rapportant des relations anales non protégées avec au moins deux partenaires sur une période de six mois;
  • ou ayant présenté dans l’année plusieurs épisodes d’IST (syphilis, infections à Chlamydia, gonococcie ou primo-infection par les virus des hépatites B ou C) ou ayant eu plusieurs recours à un traitement post-exposition consommant des substances psycho-actives lors des rapports sexuels.

Personnes trans

Les personnes trans peuvent bénéficier de la PreP selon les mêmes critères que les HSH. ayant des relations sexuelles non protégées bénéficient de la prescription de Prep selon les mêmes indications que chez les HSH. Des incertitudes demeurent sur d’éventuels problèmes d'interaction entre le Truvada et les hormones.

Personnes chez lesquelles une Prep peut être envisagée au cas par cas

  • Usagers de drogues intraveineuses à risque de partage des seringues
  • Travailleur/ses du sexe exposé/e /s à des rapports sexuels non protégés
  • Personnes ayant des rapports sexuels non protégés dans un groupe où l’infection VIH est particulièrement élevée. C’est le cas en Guyane, chez les personnes ayant des partenaires sexuels multiples, originaires d’un pays où à prévalence du VIH est forte, ou usager de drogue injectable. La présence d’ulcération génitale ou anale, d’IST associée, de saignement qui augmente le risque de transmission est aussi un critère de prescription de la PreP.

Et les couples sérodifférents?

Les experts français estiment que la Prep n’a pas de bénéfice démontré si le partenaire séropositif reçoit un traitement efficace, dont l’effet préventif est suffisant en lui-même. En revanche, le partenaire séronégatif peut attendre un bénéfice de la Prep si son ou sa partenaire est séropositive et qui ne sait pas s’il a atteint le contrôle de la réplication virale (c'est à dire une charge virale indétectable).