Comme tout patient sous ARV, chaque utilisateur de Prep doit être suivi sur le plan médical et biologique pour surveiller les risques potentiels associés à la prise de Truvada®, en particulier sur le plan rénal (suivi de la clairance de la créatinine, recherche d’une hypophophorémie signe d’une atteinte du tubule rénal, rare Syndrome de Fanconi….).

Les effets indésirables associés à la prise de Truvada® les plus fréquemment rapportés sont les nausées et les sensations de faiblesse.

Si la personne prenant une Prep devenait séropositive au VIH , il est important de le savoir rapidement pour adapter le traitement prescrit dans le cadre de la Prep avec une combinaison de molécules plus puissantes. Il est capital d’articuler la Prep avec des dépis- tages réguliers, car en cas d’infection, la Prep serait très insuffisante pour contrôler la réplication du virus et cela pourrait favoriser le développement de résistances du VIH aux ARV et donc une réduction des options de traitements futurs.

Le risque de résistance au traitement

La plupart des essais (Iprex, Ipergay mais pas PROUD) n’ont pas montré de résistances induites par le schéma de Prep par rapport aux deux principes actifs présents dans le Truvadaê®, le FTC et le Tenovovir. Il faut dépister les personnes avant toute prescription car le Truvada® seul n'est pas validé en traitement du VIH : Le déficit de puissance probable induit des risques de résistance. Un dépistage du VHB est également nécessaire, car l’usage du Truvada® en PreP est formellement contre-indiqué en raison des risques de rebonds de l’hépatite B en prise intermittente ou en défaut d’observance de la Prep continue.

D’autres médicaments à l’étude

D'autres médicaments sont actuellement évalués pour une Prep sous d’autres formes galéniques (en gel pur usage vaginal ou anal, comprimés, injections) mais les données d'efficacité et de tolérance sont encore très limitées.

Ces autres essais concernent le maraviroc en comprimé mais aussi la rilpivirine et le cabotégravir, qui existent sous forme orale ou injectable à libération prolongée (une injection par mois ou tous les deux mois en cours d’essai dans le monde ; Et plus spectaculaire sans doute sur le plan conceptuel les molécules type MF 8591 (EDdA, inhibiteur de la transcriptases inverse de mécanisme différent) en cours d’essais préliminaires (Phase 1b) en implants sous-cutanés (activité possible durant 6 mois !). Toutes ces molécules permettraient d'éviter des prises journalières.

De nombreux autres dispositifs de prévention contenant des ARV sont en cours d’évaluation: notamment des gels préventifs à base d’ARV pour usage vaginal ou rectal, des anneaux vaginaux mensuels « deux-en-un » contenant des ARV et des contraceptifs… Mais aussi des antifungiques ou des antibiotiques contre les IST .