Au total, seulement 6 études sur 5 976 ont été incluses dans l’analyse. Dans ces 6 études, plus de 70 % des partenaires séropositifs avaient une CV contrôlée. Tout au plus, un seul cas de transmission du VIH est survenu au cours de 113 480 actes sexuels, dont 17 % étaient non protégés par un préservatif ; les données étaient insuffisantes pour déterminer si l’unique transmission rapportée s’est produite avant ou après 6 mois de TARV. Deux cas ont été considérés : aucune transmission est survenue après 6 mois de TARV (cas 1) et une transmission est survenue après 6 mois de TARV (cas 2). Compte tenu du faible nombre de transmission, la borne supérieure du risque de transmission du VIH a été estimée : elle se situe à 8,7/100 000 (cas 1) et 13/100 000 (cas 2)(tableau).

Risque du transmission du VIH par acte sexuel non protégé sous TARV > 6 mois

Ces estimations ont ensuite été mises à jour pour tenir compte des données de l’étude PARTNER, où aucune transmission du VIH n’est survenue au cours de 28 023 actes sexuels non protégés chez des couples hétérosexuels lorsque la CV du partenaire sous TARV était contrôlée. Les bornes supérieures du risque de transmission du VIH ont été alors réévaluées à 5,2/100 000 (cas 1) et 7,9/100 000 (cas 2)(figure).  

Risque de transmission du VIH sous traitement antirétroviral : vers le risque zéro ?

Cette étude montre également que, même si aucune transmission du VIH ne survient au cours de 297 000 actes sexuels non protégés supplémentaires, la borne supérieure du risque sera au dessus de 1,0/100 000. En conclusion, cette étude montre que le risque de transmission du VIH sous TARV est globalement très faible mais ne permet pas d’écarter définitivement ce risque. 

(D’après la communication orale de Supervie V.)

L'ANRSLa lettre de l'Infectiologue et Vih.org s'associent pour couvrir le séminaire 2015 de l'Agence de recherche «VIH: Traitement universel précoce, de la théorie à la pratique».