«Une des priorité, c'est la recherche en prévention : nous sommes à un tournant de l'épidémie, nous pouvons gagner en terme de santé publique», a déclaré le directeur de l'agence française dans sa présentation de l'ANRS, qui a décidé de mettre l'application de la stratégie «Test and treat» au coeur de son séminaire 2015.

Avec 45 millions d'euros de budget consacré à la recherche, l'agence s'attaque aux épidémies de VIH , de VHC et de VHB sur plusieurs fronts (jusqu’à Ebola): la recherche fondamentale, la recherche vaccinale, la santé publique, etc.

Les participants auront l'occasion de revenir sur les deux publications majeures de l'ANRS : l’une de l'année dernière, Temprano (traitement précoce) et iPergay ( Prep en intermittence chez les HSH ), qui sera publiée prochainement dans le New England Journal of Medecine: «Des recherches qui vont aider à asseoir de nouvelles recommandations de l'OMS au niveau mondial et pour l'utilisation du truvada en Prep en France», rappelle Jean-François Delfraissy.

D'autres champs de recherche sont aussi à investir. On assiste à une véritable révolution thérapeutique en immunothérapie, dans le champs du cancer, avec les «new immune checkpoints blockers»: «Le milieu de l'infectiologie n'a pas suffisamment pris conscience de cette révolution. Ces molécules sont intéressantes, mais provoquent des effets indésirables, et il faut se demander comment les injecter dans le traitement de patients qui vivent bien avec une pilule par jour. Il faudra probablement identifier les patients avec cancer, avec une maladie inflammatoire et les regrouper dans une cohorte pour avoir des données. Quelque chose peut se monter en France et doit se monter en France», a demandé le directeur de l'ANRS, avant de donner rendez vous à tous les participants à Paris en 2017 pour la prochaine conférence de l'IAS.

L'ANRSLa lettre de l'Infectiologue et Vih.org s'associent pour couvrir le séminaire 2015 de l'Agence de recherche «VIH: Traitement universel précoce, de la théorie à la pratique».