L'étude a recruté 275 couples masculins séronégatifs via Facebook. Elle a révélé que 21% des hommes ont dit faire un test de dépistage du VIH tous les 3 à 6 mois, 29% se font dépister annuellement, 30% se font dépister uniquement s'ils pensent que l'un d'entre eux a pris un risque et les 20% restant ne se sont pas fait dépister depuis le début de leur relation actuelle.

Les hommes qui n'avaient pas fait le test de dépistage du VIH étaient plus susceptibles d'être en couple depuis peu de temps mais aussi d'être jeunes et d'être moins éduqués. Ils étaient moins susceptibles d'avoir négocié un accord sur les rapports sexuels en dehors du couple et étaient plus susceptibles de dire qu'ils étaient fidèles et qu'ils faisaient confiance à leur partenaire de l'être aussi. En revanche, les hommes qui se faisaient dépister plus souvent étaient plus âgés, moins confiants, plus susceptibles d'avoir une relation non exclusive ou d'avoir eu des rapports sexuels extraconjugaux récemment et plus susceptibles d'avoir un accord avec leur partenaire sur les limites sexuelles de leur couple.

De toute évidence, les hommes qui ne font pas le test de dépistage ont peut-être entièrement raison de faire confiance à leur partenaire, mais, comme l'ont fait remarquer les chercheurs, « des recherches supplémentaires sont nécessaires pour expliquer comment la confiance en l'autre peut avoir des conséquences sur le comportement des couples gays vis à vis du dépistage ».

Commentaire: Étant donné que le taux de dépistage du VIH est encore plus faible au Royaume-Uni, et dans la plupart des autres pays européens, qu'aux États-Unis, en particulier en ce qui concerne la fréquence du dépistage, le taux de 20% d'hommes gays dans une relation primaire qui ne se font pas dépister est susceptible d'être un chiffre plus important ici.

> Traduction de Sylvie Beaumont.

> Lire l'article intégral (en anglais) sur Aidsmap.com.