Ian McGowan (University of Pittsburgh) a présenté une forme galéniquement modifiée de gel rectal à base de tenofovir, une recherche issue du Microbicide Trials Network (MTN). Cette nouvelle formulation, contient tout simplement moins de glycerine, substance qui rappellera des souvenirs précis à tou(te)s les constipée(e)s du monde.

Il est vrai les premiers essais de tolérance du gel rectal chez les MSM, que l'on découvrit à la conférence de Vienne puis à la CROI 2011 avaient surtout montré une certaine intolérance, avec 56 % d'effets secondaires digestifs, notamment rectaux.

Tel était le cas dans l'essai initial (RMP-02/MTN-006) avec ce gel initialement développé pour un usage vaginal. L'essai MTN-007 présenté à Seattle (# 34 LB) utilisait donc une forme de gel rectal appauvrie en glycérine et a été mené chez 65 volontaires, répartis en 4 groupes recevant soit le gel de tenofovir à 1% , soit un gel placebo (HEC), un gel de nonoxynol-9, microbicide «old fashion» dont on sait les effets irritants ou pas de gel du tout.

Le profil de tolérance est bien meilleur avec cette forme de gel pauvre en glycérine. Autre particularité de l'essai: il concernait 45 hommes et 20 femmes. On notera au passage la pauvreté des données concernant les rapports anaux entre hommes et femmes dans le nouveau paradigme de prévention VIH . On se souvient par exemple que dans l'étude CAPRISA 04 de gel vaginal en Afrique on observait 4 % de rapports anaux. Pas de résultats sur ce sous groupe qui devrait logiquement échapper a l'effet protecteur d'un gel... vaginal. Mais qui parle de la sodomie hétérosexuelle...