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Etats-Unis

Une majorité de HSH américains en faveur de la pénalisation de la transmission

Selon une étude parue dans AIDS Care, deux tiers des hommes américains ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) pensent qu'il devrait être illégal pour un séropositif d'avoir des rapports sexuels anaux non protégés sans dévoiler son statut sérologique. Une position partagée par 65% des 1725 participants à l'étude, contre 23% qui pensent que ça ne doit pas être illégal.

Cet avis est plus généralement soutenu par les personnes séronégatives, celles d'un niveau d'éducation moins élevé et par les plus jeunes répondants (18 - 20 ans) aux questions des auteurs, 79% desquels soutiennent cette position. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, ne s'identifiant pas comme gay ou bisexuel, sont également plus favorables à la pénalisation, soit les trois quart d'entre eux.

Changement

Ces chiffres peuvent paraître surprenant pour une communauté tant touchée par le VIH (En France, l'enquête Prévagay indiquait un taux de prévalence de plus de 17% chez les personnes fréquentant les lieux de convivialité homosexuels).

Ces résultats reflètent en tout cas un changement profond d'approche en ce qui concerne les méthodes de prévention. Alors que la prévention est basée depuis le début de l'épidémie sur l'idée que chaque partenaire est potentiellement séropositif et qu'il faut donc protéger chaque rapport sexuel, les séropositifs apparaissent désormais comme une menace, voire une entrave à une pratique sexuelle épanouie, et donc «nécessairement» sans protection.

> Should it be illegal for HIV-positive persons to have unprotected sex without disclosure? An examination of attitudes among US men who have sex with men and the impact of state lawHovath KJ et al., AIDS Care, 22: 1221-28, 2010.

Commentaires

Quoi de surprenant ! Dès la

Quoi de surprenant ! Dès la fin des années 80 les Américains ont inventé le mot bareback comme signe de reconnaissance pour les rapports à risque consentis.
Les pays anglo saxons protestants ont toujours placé la vérité comme une valeur essentielle.
La pénalisation ne pose pas un problème de fond et n'évite pas les rapports non protégés ( à ceci près qu'aujourd'hui même les rapports anaux peyvent être protégés avec des séropositifs même sans l'usage de préservatif.

Rapport protégé : définition.

Après mon rappel historique sur l'origine du mot bareback ( visibilité et aveu de la séropositivité sans dire le mot sida ), je recentre :
la volonté de pénalisation reflète effectivement le dégout du préservatif, de plus en plus fort. Evidemment, les mecs veulent baiser sans capote et sans risque, de plus en plus...et je rajoute d'autant plus que le sans capote fait boule de neige avec le temps.

Mais ,
la question posée aux Américains est très curieuse et complètement inactuelle : la donne a changé.
Un rapport sans préservatif peut-être parfaitement protégé. la charge virale indétectable n'est pas une mesure de réduction du risque , elle est bel et bien une mesure de protection individuelle.
Les experts qui entourent Hirschel n'ont pas fait une étude inutile : celle qui étend les résultats de la non transmissibilité totale liée à la charge virale observée chez les hétérosexuels , aux homosexuels.
Les études suisses ne concernent-elles que les hétéros ?
Bien sûr que non : leur validité s'étend aux homos, même si les risques infintésimaux sont supérieurs , ils restent infinitésimaux. Pourquoi les traitements ont-ils des effets immédiats sur l'épidémie hétéro ? Parce que les hétéros non soignés sont très peu contaminants, alors qu'au contraire les homos en charge virale forte sont extremement contaminants, et il n'importe nullement que les homos séropositifs soignés ne soient plus du tout contaminant. Un homo qui cesse de se protéger est rapidement contaminé par les séropositrifs non soignés TRES nombreux.

la confusion entre efficacité INDIVIDUELLE des traitements qui rend les homos séropos non contaminant, et inefficacité epidémiologique des traitements aboutit à ce que les homos croient encore que les homos soignés sont contaminants : il n'en est rien.
Je n'ai pas de preuve , juste un témoignage : sur mon couple homo sérodiscordant : pas de préso depuis 4 ans de vie commune et Dudule est toujours séroneg après des centaines de rapports anaux sans rien, dont quelques uns réceptif chez lui.

J'ai compris de quoi il en retourne : cela n'a rien à voir avec la chance.

Il existe une stratégie très simple à suivre pour un homo séropositif poursuivi par un partenaire indélicat bien nullard( du genre "je baise sans capote et j'attends d'un séropo qu'il me dise qu'il est séropo !"). C'est qu'aujourd'hui, on sait traiter ce genre de mec :
il baise n'importe comment et fait reporter sur autrui ses propres erreurs , mais au lieu de coincer un richard à faire chanter, il faut désormais contre-attaquer dans ce genre de situation :
le type qui porte plainte dans les conditions que l'on sait, non seulement n'a pas été victime du séropo en charge soigné, mais il est susceptivle d'avoir contaminé des gens en étant séropositif sans le savoir. Il a pris des risques avec un partenaire identifié qu'il accuse,.....mais qu'en est-il de son comportement ultérieur ?
Il serait légitime que les tribunaux fassent remarquer à cette personne qui porte plainte qu'elle n'est pas sans ignorer les risques qui SUIVENT son comportement, surtout dans le milieu homosexuel.

Un petit test génotype devient absolument incontournable dans ce genre de procès, et la victime deviendra vite l'accusée, je rajouterai : à juste titre !

Les procès entre homos relèvent de la plus pure hypocrisie et du chantage à l'argent, ou quoi d'autre, du jeune fils de flic qui se protège de la colère paternelle en se proclamant victime de son amoureux ou que sais-je encore : on voit tout et n'importe quoi dans ces situations !
Ils sont aussi extremement rares, et finalement, agitez les menaces évolutives de procès à venir entre homos relève de la fiction et de la tentaive de culpabilisation : stratégie centrale de la prévention vouée à l'échec désormais.

peu développé sur les enjeux" psychologico-ethico-sociologique machinchose..." de ces procès et de leurs bien-fondés, on voit que l'article pointe surtout que le désir inconscient qui se cache derrière cette volonté présumée de procès, est l'énervement croissant contre la capote. Bien vu !

Il est urgent de redéfinir les rapports non protégés :
un rapport sans préservatif avec un séropositif soigné en charge virale sanguine faible est un rapport protégé au même titre qu'un rapport avec préservatif avec un séropositif contaminant. les meilleurs agents vecteurs de contaminations ont en revanche un profil très facile à identifier : les homos séronégatifs qui portent plainte après avoir eu des rapports sans préservatif !

réactions ?

J'espère ne pas finir comme l'adjudant-chef Jambert, celui qui avait démasqué Emile Louis des années avant qu'il ne soit arrêté.
je radote, je radote, je fatigue.....
on sait à l'avance ce que je vais dire.
Heureusement, je ne suis désavoué par aucune hiérarchie, car je n'en ai pas. Et puis au lieu de perdre mes amours , je les ai trouvées dans l'affaire....

qui vivra verra, mes cochons.