Cette déclaration constitue un engagement solennel de la communauté scientifique internationale, qui demande que «l'on reconnaissance les limites et les préjudices de la prohibition des drogues» et réclame «une réforme des politiques en matière de drogues afin d'éliminer les obstacles à la mise en place de régimes efficaces de prévention, de traitement et de soins du VIH».

Il s'agit de «décriminaliser les utilisateurs de drogues, de multiplier les options de traitements de la toxicomanie fondés sur des données probantes et d'abolir les centres de traitements de la toxicomanie obligatoires et inefficaces».

De plus, le texte en appelle au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki moon, afin qu'il «mette en place des mesures d'urgence visant à faire en sorte que les Nations unies - y compris l'Organe international de contrôle des stupéfiants - s'expriment d'une seule voix pour appuyer la décriminalisation des utilisateurs de drogues et l'adoption de stratégies de lutte antidrogue basées sur des données probante».

Rédigée par une équipe de spécialistes internationaux parmi lesquels Michel Kazatchkine (directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida , la tuberculose et le paludisme), Julio S.G. Montaner (présient de la Société internationale sur le sida) ou Don C. Des Jarlais (directeur du groupe de recherche internationale Center for Drug Use and HIV Research), cette déclaration a aussi reçu le soutien de la Prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi et du directeur du Thai AIDS Treatment Action Group, Paisan Suwannawong.

La déclaration est disponible sur : www.ladeclarationdevienne.com. Il est aussi possible de la signer.

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