Dès 1987, l'OMS déterminait que les interdictions de voyage visant les personnes séropositives pour le VIH n'avaient aucun intérêt en termes de santé publique. Beaucoup de groupes internationaux s'opposent à ces mesures restrictives considérées comme des violations des droits de l'homme.

Le travail de Lazarus et de ses collègues s'est appuyé sur la base de données de hivtravel.org, enrichie d'informations issues de l'OMS, d'organisations non gouvernementales et du Bureau américain des Affaires consulaires.

32% des pays

Dans dix-sept pays (32%), il existe d'une manière ou d'une autre des restrictions pour les voyageurs séropositifs ou de telles restrictions ne sont pas déterminées. L'Ouzbekistan est le seul pays qui refuse l'entrée aux personnes atteintes. Les réglements pratiqués en Géorgie ne sont pas connus.

Onze pays ne délivrent pas de visa de séjour prolongé aux étrangers infectés par le VIH : l'Andorre, l'Arménie, Chypre, la Fédération de Russie, la Hongrie, le Kazakhstan, la Moldavie, l'Ouzbekistan, le Tadjikistan et le Turkmenistan.

Parce qu'il n'existe pas d'association entre le refus d'accès au territoire pour les étrangers atteints et la protection des populations autochtones, les auteurs concluent que les gouvernements concernés devraient réviser leur législation sur les restrictions à la libre circulation des personnes atteintes et qu'en attendant, un effort commun est nécessaire pour attirer l'attention sur les discriminations et la stigmatisation envers les personnes vivant avec le VIH encore pratiquées en Europe, malgré les lois et les politiques antidiscriminatoires.

> HIV related restrictions on entry, residence and stay in the WHO European Region: a survey (PDF, 172 Ko) / J. V. Lazarus et al. - Journal of the International AIDS Society, vol. 13 n° 2, 15 janvier 2010. - Doi:10.1186/1758-2652-13-2. - 21 p.