Cet article a été publié dans Transcriptases n°140.

Toutes les femmes éligibles (hors urgence ou problèmes de santé mentale) étaient sollicitées pour participer à l’étude, et 98% (1222/1252) ont accepté le test. Les femmes étaient informées que le test positif leur serait rendu avant l’accouchement et que leur consentement serait demandé pour mettre en place le traitement préventif.

Le counselling prétest était réalisé en deux fois, avant l’accouchement en salle de travail et après l’accouchement de façon un peu plus longue, pour les femmes négatives.

Les femmes séropositives avaient une césarienne si les membranes n’étaient pas rompues et s’il était possible d’attendre 3 à 4 heures. Le dispositif de tests prévoyait deux tests rapides, un salivaire et un test sur prélèvement au doigt, mais aussi un contrôle par Elisa sur prélèvement veineux (ce qui n’est pas vraiment justifié dans l’article). Le traitement préventif était initié sur la base de deux résultats positifs aux tests rapides.

Les femmes acceptent bien le test avec une préférence pour le test salivaire, et ce d’autant que même quand elles disent avoir eu un test antérieur, une partie importante disent ne pas avoir connaissance du résultat.

Au total, 15 femmes étaient VIH + dont 11 ne connaissaient pas leur statut, 1 femme était négative aux tests rapides et positive sur les Elisa. Les deux enfants trouvés avec une PCR négative à 48 heures sont tous les 2 décédés avant 1 mois ; les autres enfants étaient négatifs à 4 mois. Sur les 15 femmes, 12 ont informé leur conjoint et 3 leur mère de leur séropositivité.

L’article conclut sur le bénéfice de mettre en place ce dispositif continu d’offre de tests au cours du travail dans un contexte de faible accès au test et de déficit de soins prénataux.

C’est effectivement un palliatif à l’absence de soins prénataux, mais un palliatif partiel car une grande partie des femmes n’accouchent pas en milieu de soins et donc échappent à un tel programme. Ainsi, en Inde, selon l’enquête nationale «Santé de la famille» (National Family Health Survey) réalisée en 2006, 41% des accouchements ont eu lieu en milieu de soins et 49% au total avec l’assistance d’un professionnel de santé.

Ce dispositif ne permet donc de compenser que moins de la moitié des naissances.