11/02/08

Efficacité des ARV

Le docteur Robert Siliciano, de l'Université Johns Hopkins (États-Unis), pense que la limite théorique de l'efficacité des ARV a été atteinte. Pour envisager l'élimination du virus, il faudra trouver les réservoirs cachés dans lesquels le VIH se terre, même quand la réplication du virus est contrôlée. La singularité de Siliciano c'est de nous avoir proposé, en séance d'ouverture de la CROI, un nouveau score, le Instantaneous Inhibitory Potential score (IPP) qui renvoit effectivement pharmacologues et virologues dos à dos et reclasse toutes les molécules antirétrovirales à son aune. On ne sait pas encore la portée clinique d'une telle échelle. Plus d'informations sur MedPage Today [en]

Début du traitement

Les traitements de primo intention sont également au coeur des débats. Les résultats diffèrent selon les études en ce qui concerne les bénéfices de commencer à traiter plus tôt. Une étude américaine montre que les personnes qui commencent leur traitement avec un nombre de CD4 inférieur à 500 copies/mm3 ont 60% de risque de mourir en plus (Toutes causes confondues). Une autre étude américano-hollandaise n'a pas, en revanche, réussi à trouver un bénéfice à commencer le traitement au dessus de 400 copies/mm3. Plus d'informations sur Bloomberg [en] et sur Aidsmap [en].

Charge virale dans le sperme

Deux études ont montré que le VIH était détectable dans le sperme quand bien même la charge virale était indécelable dans le plasma sanguin. Notamment une étude particulièrement attractive présentée par l'équipe de la Pitié Salpêtrière (AG Marcelin) sur 225 prélèvements associant plasma et sperme : 7 de ses couples de prélèvements s'avéraient dissociés avec une charge virale indétectable dans le sang mais détectable dans le sperme. De quoi alimenter la polémique suscitée par les déclarations de Bernard Hirschel sur la quasi absence de risque de transmission dans un couple sérodifférent dont la charge virale du partenaire séropositif est sous contrôle. Plus d'informations sur Aidsmap [en].

Cancer liés à un agent infectieux

Les personnes vivant avec le VIH ont en moyenne 6 fois plus de risques de développer un cancer non-lié au VIH suite à une infection (en particulier le virus du papillome humain, HPV) que les personnes séronégatives. Mais tout n'est pas sombre car les traitements ARV ont fait chuter ce chiffre, de 6% en ce qui concerne le cancer anal, par exemple. Plus d'informations sur Aidsmap [en].

Un test pour prédire les lymphomes non-hodgkiniens

Des chercheurs de l'Institut national américain de lutte contre le cancer et de la Mayo clinique ont indiqué avoir trouvé un moyen de détecter le risque de développement d'un lymphome non-hodgkinien chez les personnes séropositives. Cette découverte permettrait d'initier un traitement ARV plus rapidement chez ces personnes. Plus d'information sur Aidsmap [en].

Microbicides

Pour la première fois, une étude a prouvé que l'utilisation d'un gel microbicide pouvait réduire de 30% le risque de transmission du VIH. Les chiffres sont malheureusement trop bas pour être significatifs. Plus d'informations sur Aidsmaps [en].

PrEP chez les singes

Des chercheurs ont réussi à éviter la transmission du virus SHIV chez des singes en utilisant une prophylaxie préexposition (PrEP) entre un et trois jours à l'avance. Plus d'informations sur Aidsmap [en]

12/02/09

Transmission 

Un traitement ARV diminue significativement le risque de transmission du virus dans les couples sérodifférents, selon une étude menée en Ouganda, au Rwanda et en Zambie. Plus d'information sur Aidsmap [en] et Aidsmed [en].

Abacavir et risque cardio vasculaire

Nous en parlions déjà dans le numéro spécial de Transcriptases spécial Mexico (Lire Le point sur l'administration de l'abacavir et le risque cardiovasculaire). Les inhibiteurs de la transcriptase inverse et les inhibiteurs de protéase sont accusés d'augmenter les risques cardiovasculaires et deux études semblent confirmer cette hypothèse, en particulier dans le cas de l'Abacavir. Plus d'information sur Aidsmap [en].

Interleukine 2

Est-ce la fin de la carrière thérapeutique de l'interleukine 2 ? Deux études cliniques ont en tout cas montré que l'utilisation de la molécule sensée stimuler la réponse immunitaires n'apportait aucun bénéfice et pouvait même entraîner des effets indésirables importants. Plus de précisions sur Aidsmap [en] et Bloomberg [en].

Transmission mère-enfant

Dans plus de 40% des cas de transmission mère-enfant, la mère a été elle-même infectée durant la grossesse ou dans l'année suivant l'accouchement, alors qu'elle allaitait son enfant, selon une étude menée au Botswana par une équipe américaine et botswanienne. Ces résultats soulignent le danger de négliger l'activité sexuelle des jeunes mères, ainsi que l'arrêt de l'utilisation du préservatif une fois déjà enceinte. Plus d'infos sur Aidsmap [en].

Passer à Raltegravir 

La substitution de lopinavir/ritonavir (Kaletra) par raltegravir (Isentress) chez les personnes dont la charge virale est contrôlée par une combinaison utilisant ces molécules est susceptible de réduire les effets indésirables liés au cholestérol et à la concentration de triglycérides dans le sang. Malheureusement, c'est au risque de provoquer une élévation de la charge virale. Plus d'information sur Aidsmap [en].

Deux nouveaux boosters

Deux nouvelles drogues semblent pouvoir être utiliser comme "booster", à l'instar du ritonavir (Norvir), pour aider à maintenir une concentration d'inhibiteurs de protéase adéquate dans le sang. Deux études montre en effet une efficacité équivalente de GS 9350 et SPI-425, respectivement développées par Gilead et Sequoia Pharmaceuticals. Plus d'information sur Aidsmap [en] et sur le site d'Act Up-Paris [fr]

13/02/09

Facteurs de risque

Plusieurs facteurs de risques parfois évitables, tels que fumer, être trop maigre ou souffrir de diabète, peuvent doubler le risque mortel, toutes causes confondues, chez les personnes séropositives. Plus d'informations sur Aidsmap [en]

Allaitement et ARV

L'utilisation d'une thérapie antirétrovirale par les jeunes mères séropositives allaitant réduit grandement le risque de transmission, mais uniquement chez les personnes dont le nombre de CD4 est inférieur à 250 copies/mm3. Et ce après l'arrêt de la prophilaxie chez le nourrisson. Plus d'information sur Aidsmap [en].

"Home-based counseling"

Le counseling, l'accompagnement qui encadre dans la plupart des cas le dépistage, serait très efficace quand effectué à domicile, selon une étude menée en Ouganda. Cette méthode sensibiliserait d'avantage les populations au VIH tout en favorisant le dépistage en lui-même. Plus d'infos sur Aidsmap [en].

Abacavir et de coagulation 

Abacavir et risque cardiovasculaire, la suite. Une étude montrerait que la molécule augmenterait le risque de coagulation sanguine en hypersensibilisant les plaquettes. Une autre affirmait en revanche que le médicament n'augmente pas la concentration en marqueurs d'inflammation qui peuvent détériorer les parois des vaisseaux. Plus d'infos sur Aidsmap [en].

Hypertension

L'infection au VIH aurait un impact similaire à la cigarette ou au diabète quant au durcissement des artères. Plus d'informations sur Aidsmap [en].